mardi 31 juillet 2007

La vie sexuelle de...

Une petite réflexion qui m'a bien fait marrer dans "God save la France" à propos de pseudo écrivains qui se réunissent pour lire leurs oeuvres (et parmi lesquels je range avec bonheur Beigbeder):
Au tour de Jake. Il sortit une feuille de son classeur et se mit à lire des poèmes sur les vagins qu'il avait fréquentés. Ils parlaient tous de leur vie sexuelle, ces écrivains, qui se trouvaient par ailleurs (à mon humble avis) les personnes les moins sexy que j'eusse vu à Paris, hormis dans les files qui poireautent devant les abris de l'Armée du Salut.

Le petit anglais que je trouvais très énervant au début me fait de plus en plus rire. Une plutôt bonne surprise.

samedi 28 juillet 2007

Fish, 7 mois

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vendredi 27 juillet 2007

Féminine posture d'accueil...

La scène de séduction de Belle du Seigneur n'a jamais été retranscrite sur le net. En voici quelques passages:
Dites, tous ce futurs cadavres dans les rues, sur les trottoirs, si pressés, si occupés et qui ne savent pas que la terre où ils seront enfouis existe, les attend. Futurs cadavres, ils plaisantent ou s'indignent ou se vantent. Rieuses condamnées à mort, toutes ces femmes qui exhibent leurs mamelles autant qu'elles peuvent, les portent en avant, sottement fières de leurs gourdes laitières. Futurs cadavres et pourtant méchants en leur court temps de vie...
Universelle adoration de la force. Ô les sublaternes épanouis sous le soleil du chef, ô leurs regards aimants vers leur puissant, ô leurs sourires toujours prêts, et s'il fait une crétine plaisanterie le choeur de leurs rires sincères. Sincères, oui, c'est ce qui est terrible. Car sous l'amour intéressé de votre mari pour moi, il y a un amour vrai, désintéressé, l'abject amour de la puissance, l'adoration du pouvoir de nuire. Ô son perpétuel sourire charmé, son amoureuse attention, la courbe déférente de son postérieur pendant que je parlais. Ainsi, dès que le grand babouin adulte entre dans la cage, ainsi les babouins mâles mais adolescents et de petite taille se mettent à quatre pattes, en féminine posture d'accueil et de réception, en amoureuse posture de vassalité, en sexuel hommage au pouvoir de nuire et de tuer...

Et puis LE passage culte très très raccourci par manque d'envie:
Babouinerie partout. Babouinerie et adoration animale de la force, le respect pour la gent militaire, détentrice du pouvoir de tuer. Babouinerie, l'émoi de respect lorsque les gros tanks défilent. Babouinerie, les cris d'enthousiasme pour le boxeur qui va vaincre, babouinerie, les encouragements du public. [...] Babouinerie, partout.

samedi 21 juillet 2007

Le roi, c'est moi

Je crois profondemment en une structure commune entre le micro-structural et le macro-structural. De là à poser l'hypothèse d'un Dieu...

La structure commune que je repère et vois, c'est moi, ce n'est que ma manière à moi de projeter un ordre sur les choses et de les organiser (et le langage est très important dans la structuration de cet ordre).

Dieu est logé au fond de tout un chacun.

La sans commentaire du week-end

Ce qui définit peut-être l'être humain par rapport aux autres animaux, c'est l'angoisse.



C'est peut-être en comprenant sa manière de structurer l'angoisse, que l'on arrive à mieux se comprendre.

La Part de l'Autre

Se méfier des grandes causes, des généralisations "axe du bien, axe du mal", des grands principes moraux. Ils sont généralement le motif justificateur d'actes de vengeance bien plus sauvages.

Je me méfie toujours des gens qui se rangent du côté du "bien", naturellement, sans se remettre à chaque instant en question, sans "juger" au sens de prendre la mesure des choses et trancher avec nuance.

Personne ne croit faire le mal en le faisant, il se justifie de la légitimité de ce mal qu'il fait (car dans l'"économie psychique", je crois que "faire mal" coute très cher et demande moult justifications, compensations. Mais cela supposerait qu'il existe une morale universelle, ce dont je doute fort. Cette morale universelle provient peut-être de la culture commune, de l'éducation? En gros, le sur-moi...).

Bush en est evidemment l'exemple le plus patent. Et selon moi, un Hitler ou un Staline étaient persuadés de faire le bien, ou du moins, justifiaient leurs actes par l'atteinte d'un idéal (fou, va sans dire), c'est-à-dire d'un meilleur à leur sens. Je viens de voir Persepolis, il y a peu et l'on retrouve tout cela (le film est vraiment super d'ailleurs).

C'est pour cela qu'il faut rester très vigilant à l'égard de tout. Que nous sommes tout un chacun capable des pires exactions au nom du bien! Ca fait peur, cette responsabilité que l'on a tous...

Texte de tout compte

L'"économie" des gens m'intéresse beaucoup. J'aurais pu aussi dire psychologie. Ou bien système. Mais ce que j'entends plus précisément par économie, c'est cette organisation en bilan comptable de la psychologie des gens… C'est Freud lui-même qui parle de dépense psychique, me semble, dans son mot d'esprit et son rapport avec l'inconscient. L'idée que j'avais digérée et retenue du livre (enfin, l'écho que ce texte a eu sur moi, et la manière dont je l'interprète) est que le plaisir du bon mot proviendrait d'une économie de moyen de la part du locuteur qui concentre la parole à son maximum.

En gros, le locuteur condense, "zippe" plusieurs informations en une seule et c'est à l'interlocuteur de dézipper, de décompresser l'information. Le plaisir provient de cette économie de dépense psychique.

Mais c'est un peu différemment que j'entends le mot "économie" ici. Autant, nous étions dans le compte de résultat ci-dessus, autant je parle maintenant de l'aspect comptable.

Primo, je ne crois pas du tout à l'acte gratuit à l'état de nature. Je ne porte pas un jugement sur l'être humain. C'est juste un état de fait et ce n'est ni bien, ni mal. Bien sur, on peut l'atteindre par la raison (et c'est d'ailleurs une des beautés de la raison que d'"accomoder" l'instinct), mais instinctivement, dans le cerveau primaire, l'acte gratuit n'existe pas. Il y a toujours un rééquilibrage entre les plus et les moins qui se fait en permanence.

Deuxio, la balance comptable serait organisé, et ce n'est pas novateur, sur le principe de plaisir (encore le cerveau primaire), chaque dépense psychique venant impacter négativement le capital plaisir, et chaque recette psychique venant renflouer les caisses (le jeu les Sims est vraiment fait de la sorte, avec la barre d'énergie verte du bonheur à gérer! Heureusement que l'on est moins conscient de tout ca, car quelle inconsistance si l'on se voyait tout un chacun aussi simple!). Finalement, cela revient à dire qu'il n'y a pas d'acte gratuit, mais seulement un intérêt personnel qui se camoufle toujours derrière n'importe quel acte (c'est là tout l'art du bon chef: faire croire, ou mieux, se faire croire que son intérêt personnel est d'ordre général, mais je dérive...).

Tertio, de cette balance inconsciente proviendrait l'équilibre ou non (ne parle-t-on pas d'équilibre psychique?). Une grande instabilité dans ces comptes peut procurer beaucoup de plaisir, mais à coup de grandes compensations, de virages à 360°, de ruses de la raison (de déni, en psychologie) pour faire accepter au DG central les distorsions. Il y aurait donc deux sortes de bonheur: celui qui enrichit le capital plaisir sans se soucier des coûts de capital et de l'équilibre financier, et celui qui stabilise les comptes, qui égalise recettes et dépenses.

Je ne pense pas à cela tous les matins, à vrai dire. Cette manière de toujours réfléchir les choses est aussi une défense de ma part, une manière de ne pas aborder frontalement les problèmes: je mets beaucoup de théorie autour d'un tout petit problème et mon côté rêveur aidant, je transforme ce "déséquilibre comptable intérieur" en structures acceptables par mon exigeant DG, en modèles abstraits qui évitent le conflit. Bien sur! L'évitement de la psychologie...

Alors, je vais essayer d'aborder le problème frontalement: tu m'as fait du mal, je me suis demandée quelle mouche t'avait piquée. En tout cas, l'on te doit tout le texte ci-dessus.

vendredi 20 juillet 2007

C'est la vie...

C'est triste un samedi sans envie… Le seul jour où il faudrait en avoir. Tandis que pendant la semaine, les envies affluent sans pouvoir être satisfaites à cause du boulot: la vie est mal faite, il faudrait que les samedis tombent un autre jour. Le dimanche, moi, ne m'affraie pas. Au contraire, quel bonheur le dimanche. Rien à faire et surout rien le droit de fouttre, tout est fermé. Les gens se retrouvent face à eux même sans pouvoir s'acheter leur vie aujourd'hui. J'aime ce jour, un jour de repos, où l'on se pause. Le calme, la liberté de lire, regarder, écouter…

Je regarde les gens autour de moi, et je les trouve aussi tristes que moi. Pas dans le même sens, car c'est comme s'ils ne voyaient pas. Je ne comprends pas qu'on puisse ne pas penser que tout ce que l'on fait est vain. Tous ces gens qui s'agitent m'épuisent. Ils ne voient pas le trou béant sous leurs pieds. Le monde s'effondre, s'abime sous eux. Et rien.

Qu'il est ridicule, celui-là qui gesticule devant moi dans le métro parce qu'il écoute son walkman: il est dedans et il veut surtout le montrer. Il ferme les yeux, bat des pieds, et hoche la tête de temps en temps. Il me fait pitié. Pourquoi est-il se fier d'écouter de la musique, bon dieu. Pas de quoi être prétentieux.

Et chacun y va de sa voix, appelant de toutes ses forces, pour qu'on le regarde…

mercredi 18 juillet 2007

Pas objectif

A cette soirée, il y avait beaucoup de petits groupes et personne ne parlait vraiment qu'à celui qu'il connaissait. Sauf à ce diseur de bonne aventure que tout le monde venait voir (un chiromancien chinois), chacun faisant la queue avec un esprit fonctionnaire redoutable devant l'enjeu, "j'étais avant vous, Madame". Bref...

Il m'a moi-même sorti mes 4 vérités. Assez étonnant car assez vrai: une vie compliquée, floue, plusieurs personnages, des masques, rien de déterminé, blablabla. Le bordel, quoi. Et l'on peut effectivement résumer ma vie à ce très riche vague.

Mais cet art fonctionne à plein sur la projection. Comme pour l'horoscope ou autres arts divinatoires, ce qui compte est ce que l'on projette dessus. Pareil pour les rêves; l'important n'est pas le rêve en lui-même mais la manière dont nous l'interprétons, ce que l'on projette dessus. Pareil dans la vie, les choses ne sont que ce que nous projetons de nous-même vers l'extérieur, d'où l'impossibilité radicale de saisir les choses objectivement, tout passant par le prisme de l'être (Quel dommage, heureusement que le langage mathématique essaie de pallier ce défaut. En oubliant toutefois l'être, il faut choisir!).

jeudi 12 juillet 2007

Vie quotidienne

Mes nuits sont plus belles que vos jours: depuis 12 jours que je suis patchée, je deviens accroc à mes rêves.

Je ne dors plus, mais dans les courts laps de temps où j'y arrive, je n'arrête pas de rêver. Des rêves tout simples où mes désirs s'expriment avec une limpidité que la vie me cache en général... Allez comprendre.

Quelques désirs qui me trottinent dans la tête ces derniers temps, des désirs concrets, bizarre...: apprendre en aout le prélude n°2 de Rachmaninov (cause Muse), piano impro, batterie, cours de bio en septembre (?).

Et peut-être signature du CDD demain.

Sinon, je continue à lire les "oeuvres" des diplômés d'écoles de commerce (évaluations à rendre pour le 20, encore 6 livres à m'enfiler...). Un proverbe de Oscar Wilde m'a beaucoup plu dedans :
Le cynisme consiste à voir les choses telles qu'elles sont et non telles qu'elles devraient être.

lundi 9 juillet 2007

Mal au coeur de l'être humain, j'en ai trop vu ces derniers temps. Malade ce matin, je lis quelques blogs à droite à gauche, encore plus mal au coeur, j'avais oublié ca. Parler de soi à la Terre entière, tellement prétentieux. Qu'est-ce que je fous encore sur un blog dans un espèce d'entre-deux à mi-parler de soi! Une question de cible, tout ca...