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lundi 1 novembre 2010

L'autorité n'est pas autre chose qu'une affaire de croyance, de religion dans son sens le plus étendu


Je pense beaucoup à ce qu'est l'autorité en ce moment (j'y pense... et puis j'oublie), et aussi à son corollaire le pouvoir. J'y pense et je me demande ce qui a pu pousser des gens à aller à l'église tous les dimanches, à subir des sermons (pas forcément dégueulasses, même plutôt plaisants, parfois), à accepter un cérémonial religieux sentencieux qu'un enfant regarderait très étonné (mais pourquoi font-ils donc ca?).

Qu'est-ce que l'autorité, donc ? Doit-elle être forcément ce qu'on ne remet pas en cause, ce qui est sacré (pour moi, le sacré = ce qui ne peut être remis en cause, sous quelque forme que ce soit), un consensus que personne ne peut remettre en cause ? Ou bien tout le contraire? Justement quelque chose que l'on peut questionner ? Qui est capable d'abosorber les coups de la remise en question?

Ne respecte-t-on pas que ce que l'on ne questionne pas...?

Et qu'est-ce qui fait que je vais pouvoir adhérer à une pensée? Lui donner du crédit et ma confiance? Qu'est-ce qui fait que je vais me soumettre quand j'ai la possibilité de penser par moi-même, de penser, repenser, dépenser, repanser. On confie l'autorité à une autorité que l'on croit supérieure. Mais si l'on efface la hiérarchie et le supérieur, si je me pense supérieur, alors comment faire pour reconnaître une autorité?

L'information, c'est bien connu, c'est le pouvoir.
La démocratisation de l'information par le biais de l'internet brise la hiérarchie.
Le pouvoir politique n'est plus que factice aujourd'hui.

Alors comment rétablir une autorité :
- Se poser comme supérieur, au nom d'une force occulte quelconque : une monarchie de droit divin, reste à réinventer le dieu.
- Se poser comme une référence, un radeau dans la mer contre vents et marées, être une figure parentale stable et éternelle quand les gouvernments se succèdent : la monarchie, où le roi représente l'autorité, la référence, sans être le pouvoir, il garantit le respect et la légitimité (à penser: peut-être que la monarchie n'est pas le pire des réigmes dans le rétablissement d'une autorité?)
- Etre supérieur, montrer qui est le plus fort, comme à l'école où le gros barraque (barrack?) impose sa loi : une dicature militaire
- Se poser comme légitime, au nom d'une vraie supériorité, reconnue de tous : la démocratie.

En passant, il faudra réécrire sur la société féodale sur laquelle semble fonctionner notre société. Lorsque l'autorité centrale a été démembrée, ce qui est le cas aujourd'hui, il faut s'octroyer une part du gâteau comme le font les entreprises du CAC, état dans l'état : c'est donc une féodalité où les seigneurs sont les entreprises, chapelles autour desquels se regrouperaient les vassaux-employés. Les vassaux recoivent aide matérielle et protection sociale de l'entreprise, ce qui les en rend dépendant. Les vassaux, en échange, devait foi et hommage au suzerain; à notre époque, on parler de "coporate". Je dois creuser ce qu'est le "coroporate".

lundi 18 octobre 2010

Etonnements

La Loire est dans le Rhône...
Le Maine-et-Loire et pourtant la Mayenne...
L'Eure-et-Loir et non l'Eure-et-Loire
La Haute-Corse est en haut, le Haut-Rhin est en bas...
Le cours d'eau du Var ne passe pas par le Var...
La mer est maritime, atlantique ou d'armor...


En résumé :

Les départements furent principalement nommés non pas d'après des critères historiques, pour ne pas rappeler le découpage en provinces de l'Ancien Régime, mais surtout d'après des critères géographiques.


Enfin, trois départements seulement ont des noms historiques et non pas géographiques, deux car rattachés à la France en 1860 seulement : la Savoie et la Haute-Savoie et, depuis les années 70, les Alpes-de-Haute-Provence qui est, à ce jour, le seul à porter le nom d'une ancienne province du royaume de France









lundi 12 avril 2010

Rêverie de printemps

Quel est la fonction du rêve ? Je parle de la nuit bien sur, mais aussi du jour. Les enfants rêvent, mais les adultes n'ont plus la possibilité (presque phisiologiquement) de jouer et rêver. Le ludique s'est éteint en même temps que la possibilité de réaliser "en vrai".

Mais quelle est cette étrange fonction et à quoi sert-elle ? Y a-t-il un rapport avec l'apprentissage ?

mardi 2 mars 2010

Un intellectuel est un quelqu'un qui a trouvé quelque chose de plus intéressant que le sexe

Les symptômes de la passion :
  • La certitude d'être la meilleure, l'illusion que rien ne peut me résister
  • L'obsession occupe tout mon temps libre et occulte tout le reste, mon cerveau cherche tout seul des solutions aux problèmes concernant le sujet
  • Je parle à tout le monde de cette obsession

C'est bien ce qui s'est passé en piano.

Question en suspens : pourquoi la passion est-elle si agréable à vivre ?

mercredi 23 décembre 2009

Lettre à un ami

Profite de ce qui te fait du bien, "cherche ton bonheur partout". Tu es le mieux placé pour savoir ce qui te fait du bien à toi : "tu es la mesure de toute chose dans ta vie". Et j'ajouterai: la vie est courte, pas le temps de s'emmerder avec des choses qui font mal, mieux vaut rire de tout ca et éviter le tragique de bas étage, c'est tellement mieux!

Tu te poses des questions sur qui tu es au fond, mais dis-toi qu'il n'y a pas d'être en soi, pas de définition ferme de ce que nous sommes. Il n'y a pas d'identité profonde, d'être en soi, il ne sert à rien de rechercher le moi pur valéryen. Tu n'es pas ci ou ca à 100%. Tu es à un moment cette personne et un autre moment cette même personne avec des goûts différents. Ne cherche pas à te ranger dans une case. Commence par t'aimer et te trouver génial (car tu l'es). Et aussi trouver que t'as la classe, car c'est vraiment important ;-). Et aussi accepter qu'il n'y ait pas une vérité absolue de l'être... Les cases ne servent qu'aux êtres humains qui cherchent à posseder le monde, mais c'est une abstraction bien trop simpliste!

Et je te donnerai un dernier conseil, sens, ne passe pas par le cerveau, sens ce qui est bon pour toi, apprends à le savoir et à le sentir.

Mythes, cases, catégories et simplifications abusives

L'homme est la mesure de toute chose... Il n'y a pas de structure qui existe en dehors de l'humain. C'est l'humain qui projette des structures sur son environnement pour le maîtriser. Des structures d'ailleurs bien souvent simplistes (ou simplifiées, en fait) car abstraites (c'est toute la puissance ET la pauvreté de la matière mathématique... A creuser): propre/sale, bien/mauvais, chaud/froid.... La richesse de la vie ne saurait se résumer à ces quelques oppositions distinctives. Il faut se séparer de cette manière qu'a notre cerveau de vouloir simplifier et mythifier les choses pour pouvoir mieux les appréhender et les justifier dans le but de se rassurer. Mieux vaut rester humble et nuancé dans la quête de connaissance du monde, minutieux et respectueux, tout en point d'interrogation...

Et une fois que l'on a détruit toutes les structures inculquées par la société, il n'en reste plus qu'une de valable, celle que JE projette sur le monde : je suis la mesure de toute chose.

vendredi 20 novembre 2009

Les cris du son

La musique occidentale a pu évoluer rapidement grâce à l'écriture sous forme de partition (vers l'an 1000). En effet, la possibilité de la rendre abstraite a permis de complexifier la musique:
- la musique peut être allongée à l'"horizontale" et durer plusieurs heures,
- la musique peut être allongée à la "verticale" avec une complexité orchestrale et un nombre d'instruments accrus,
- la musique, enfin conservée par écrit (l'écriture permet désormais de la conserver), peut évoluer vers de nouvelles voies.

jeudi 5 novembre 2009

Synesthète des mots

Les mots ne font pas sens pour moi en eux-mêmes... Dire "mon amour" a aussi peu de sens que "sel ou poivre"...

Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.

"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.

Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...

Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...

NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).

vendredi 2 octobre 2009

Du politique dans l'entreprise, du politique tout court, d'ailleurs

On appelle "politique", le moment où la loi n'est plus respectée... et n'est plus affaire que de rapports instinctifs et humains par delà les lois édictées par tous.

Psy-cas-analyse

Je me demande comment l'on regardera la psychanalyse dans 500 ans... Sans doute, comme les premières mythologies qui auront permis de lancer la recherche scientifique sur le cerveau. Peut-être que nos descendants seront outrés par notre obscuratisme ? Ceci est un message qui leur est destiné : désolée, moi aussi, je m'amuse de notre "jeunesse", mais je la trouve belle, aussi, et surtout, je ne la juge pas.

samedi 8 août 2009

Exister, c'est prendre de l'espace. Exister le plus possible, c'est prendre le plus d'espace possible.

Exister, c'est prendre le plus d'espace possible, conquérir, influencer. Plus tu influences et plus tu arraisonnes ton environnement, plus tu trouves du sens à la vie. Le sens est dans le changement que tu opères sur ton environnement, le sens est donc dans le fait d'exister en soi. Bref, projette l'espace que tu vas prendre, l'influence que tu vas pouvoir avoir dans tel ou tel projet.

dimanche 26 juillet 2009

A quoi ça sert l'amour ? On raconte toujours Des histoires insensées. A quoi ça sert d'aimer ?

L'amour supposerait-il la faiblesse? Ou le manque?
Je m'ouvre à l'autre alors que je suis fragilisée. Est-ce cela, la clé de l'amour? Se rendre compte qu'on n'est pas tout, tout seul, et que la volonté d'autosubsistance est illusoire?

Faire tomber le masque de l'omnipotence et de l'indépendance à tout craint. Je ne m'autosuffis pas, et l'autre est ce moyen de m'aider à satisfaire mes besoins. Mais cette vision utilitariste de l'autre m'effraie... Alors?

mardi 7 juillet 2009

Deviens qui tu es

Les gens qui nous attirent ne nous attirent pas par hasard.
Ils sont notre avenir ou notre volonté d'avenir : ils sont notre "deviens qui tu es".
Ils sont ce que, tout au fond de nous-même et de notre instinct, nous sommes persuadés d'être.
Ils sont, tout au fond de nous-même et de notre raison d'être, celui que nous devons réveler.

Un maçon me racontait que chaque être humain était une guitare à cordes et que chaque corde ne pouvait être pincée et découverte que par l'autre en face. Je garde cette image en tête.

vendredi 24 avril 2009

Du sentiment

Le sentiment se loge dans tous les micro décalages par rapport à une normalité objective (la normalité objective pouvant être définie comme un construit partagé au sein d'un groupe)

Ce que les artistes voient et sentent, ce sont ces micro décalages: ils résonnent en eux comme des dissonnances, ils n'entendent que cela, le décalage. Ils ont envie de crier aux autres humains, "mais vous ne voyez donc pas?". Ils sentent fort ces nuances, qui paraitraient à chacun être identiques.

Cette nuance tenue, comme je l'aime... Elle se cache à ceux qui ne le méritent pas et s'ouvre, béante, aux "ouverts d'esprit".

Impro

Chaque fois que je vais voir un spectacle d'improvisation, j'ai toujours un sentiment de malaise. J'y retrouve les instincts les plus bas, les réflexes instinctifs animaux de domination. Les relations qui se tissent au sein d'un sketch d'improvisation sont impregnés de volonté de pouvoir.

Et l'on y voit des animaux blessés.

Qui cherchent leurs mots, quand d'autres piaffent et hénissent pour voler la parole. La parole, c'est la nourriture, et elle doit être meilleure que celle de son voisin : vendre sa sauce à tout prix.

Démago, au fond, c'est ce qui marche toujours. Ne pas ajouter d'intelligence, juste choisir le plaisant, l'aimable, le léger. Journaliste un peu, journaleux tête de noeud beaucoup.

La formule choc. Qui emporte avec elle la nuance et la politesse.

Et une fois que le jeu est lancé, impossible de faire machine arrière. Dans ce combat d'ego, les vainqueurs sont désignés dans les premiers temps. Les positionnements resteront similaires si aucun acteur nouveau n'entre en jeu.

Gagner, investir, conquérir, prendre la parole, imposer, oui, l'improvisation est bien l'endroit de l'instinct.

Une vie de pétasse...

Voilà une autre des vies que je n'ai pas eu. La faute à la contingence. Rien n'est écrit, tout est hasard. Ils se séparèrent sur un coup de temps, par manque de tête. Et ils écrivirent sans le vouloir la vie d'une petite fille. La faute à la contingence. Des choses se firent, elles auraient pu être autres, l'effet papillon.

Alors elle aurait été tout autre.

La maîtrise de la vie est une illusion, tout est hasard. Et quand bien même on voudrait la contraindre par des lois, elle se rirait de vous, cette vie. Et au fond, j'aime cette ironie, cette liberté de la vie, qui nous emmène aux endroits que l'on avait le moins prévus...

Pense-bête: ne pas oublier d'étudier le comportement de jumeaux en milieux différents.

lundi 23 mars 2009

De l'éducation

Je ne savais pas que la propagande existait encore. Je me suis rendue compte que les actuelles séries qui "cartonnent" sont absolument des propagandes. Car qu'est-elle, cette propagande, hormis la diffusion d'un modèle standard à appliquer?

Je les aime, là n'est pas le soucis, elles pansent blessures et soucis comme sucreries ou vêtements. Des anxiolytiques au même titre que l'alcool. Elles pansent nos blessures autant qu'elles pensent le monde tel qu'il devrait être: sucré et acide.

Au delà d'un débat qui semble incongru, à partir de quand peut-on parler de propagande? Et quand est-elle ressentie comme telle? Une vraie question de fond... Il faudrait y revenir dans une autre vie.

mardi 17 mars 2009

Structure à liste

Voilà pourquoi je cherche tant la structure, la logique en toute chose, la mathématisation: il s'agit de ma propre recherche interne projetée sur le monde. A défaut de trouver la structure en moi, je la cherche comme personne en dehors.

mardi 10 mars 2009

Hypothèses sur l'émotion

Démonstration du jour: l'émotion serait une conséquence de l'incompétence du cerveau à traiter un trop grand nombre d'informations. Au fond de l'émotion, se loge aussi le choix qui est peut-être LA définition de l'humain.

Partons de la théorie de l'homme machine de Descartes, qui évacue toute problématique émotionnelle. Elle est une pure abstraction de l'être humain, mais elle peut être intéressante à plusieurs égards.

Partons de l'ordinateur, si vous le voulez bien: l'ordinateur prend un décision suite à une programmation, il arbitre entre plusieurs paramètres pré-enregistrés la solution la plus adaptée. Pour l'expérience 1, imaginons qu'il arbitre son choix en se fondant sur les paramètres nommés "a", "c", "d", "f". La réponse donnée est A.

Refaisons cette même expérience, en changeant les paramètres pré-enregistrés. Pour l'expérience 2, nous choisissons d'avoir les paramètres "b", "c", "e", "f", "g". La décision prise est alors B.

Troisième expérience: nous regroupons les paramètres de l'expérience 1 et de l'expérience 2. La décision sera prise à partir des éléments "a", "b", "c", "d", "e", "f", "g". La décision est A.

Enfin, nous ajoutons une contrainte, une limite intellectuelle à l'ordinateur : l'ordinateur ne peut traiter que 5 paramètres en même temps. Le choix de ces paramètres a un impact fort sur la décision prise, puisque selon les paramètres choisis, on pourra tomber sur la décision A ou B.
Il s'agit là d'un conflit. Et c'est de ce conflit irrésolu que naît l'émotion.

Car comment va-t-il choisir parmi ces paramètres? Sur quels critères, va-t-il se fonder pour choisir les paramètres pertinents? Le temps lui est compté, il ne pourra pas tout analyser consciencieusement: il doit choisir. Choisir à partir de situations déjà connus... Travailler par analogie.

Une des capacités de l'être humain est alors la capacité à abstraire et à fonctionner par analogie (on rapproche la situation d'une situation similaire déjà vécue; cela suppose d'accepter une non-identité absolue), à remarquer les différences et les ressemblances, à computer le nombre de ressemblances et de différences pour élaborer des catégories. Les tests de QI ne font que ca: mesurer la capacité du candidat à identifier la ressemblance ou la différence.

C'est le choix qui fait l'être humain, ce choix obligatoire, parce que l'être humain ne peut pas tout engranger, parce qu'il est limité dans le temps et dans ses compétences. C'est le choix et la capacité à faire des analogies. Et c'est à cet endroit même que se loge l'émotion: le choix fondé sur la capacité d'analogie.

La volonté d'exhaustivité serait une soif de non-émotion. Ne pas vouloir choisir, c'est renoncer à son humanité.

Il y a des choses dans ce texte, beaucoup de choses à creuser pour le fluidifier, l'éclaircir, mais je sens une vérité profonde mais confuse qui s'en dégage: je le sens à défaut de le calculer. Parce que je suis humaine...

Hypothèses sur l'objectivité

A la recherche d'une définition de l'objectivité et de l'émotion, ce soir.

L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...

Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.

L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)