Une pute visqueuse, un pote sournois, un Juda qui ne s'ignore pas, qui s'en amuse. L'autre en face ne voit rien, tendre, il se fait déchiqueter avec le sourire, donne, pardonne et ordonne qu'on le fouette encore...
Pourquoi? Pourquoi cherche-t-il à séduire celui qui l'humilie ouvertement et dans son dos? Pourquoi cherche-t-il à séduire, justement celui-là qui le méprise?
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samedi 15 novembre 2008
dimanche 11 mai 2008
Lettre d'insulte
Chère amie,
Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi bornée et stupide. Tant de banalités réunies en une seule personne, c'est un exploit. Et je dois te féliciter: tu es l'incarnation du ridicule, de l'étroitesse, tu es l'incarnation du Dictionnaire des Idées Reçues à toi toute seule; même Flaubert n'a pas été aussi inventif. Je sais que dès que je m'approcherai de toi, j'y retrouverai toute l'étroitesse qui caractérise ta petite vie quotidienne merdique. Tu me raconteras alors ta vie méthodique et organisée, tu critiqueras pointilleusement les erreurs de tes collègues de bureau, et te rejouiras de ta supériorité (car oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, tu es pleine de toi-même, l'erreur de l'autre te réjouit, te fait plaisir, et te renforce tristement dans ce que tu es), tu me raconteras tes voyages pour montrer ton ouverture et parleras de la dernière émission de mai 68, pour montrer que tu es une femme du monde informée.
Toutes tes phrases sont impregnées de cette débilité mortifère. Tes réflexions snobs sur les gens "à ne pas fréquenter", ta peur de l'originalité, de la vie, de l'envie. Ton plaisir palpable à t'accaparer les choses "à faire" et "à dire", tes pret-à-penser qui ne sont qu'un pillage des pensum les plus vulgaires.
Mais tout cela reste entre nous, n'est-ce pas?
Je ne sais pas comment tu fais pour être aussi bornée et stupide. Tant de banalités réunies en une seule personne, c'est un exploit. Et je dois te féliciter: tu es l'incarnation du ridicule, de l'étroitesse, tu es l'incarnation du Dictionnaire des Idées Reçues à toi toute seule; même Flaubert n'a pas été aussi inventif. Je sais que dès que je m'approcherai de toi, j'y retrouverai toute l'étroitesse qui caractérise ta petite vie quotidienne merdique. Tu me raconteras alors ta vie méthodique et organisée, tu critiqueras pointilleusement les erreurs de tes collègues de bureau, et te rejouiras de ta supériorité (car oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, tu es pleine de toi-même, l'erreur de l'autre te réjouit, te fait plaisir, et te renforce tristement dans ce que tu es), tu me raconteras tes voyages pour montrer ton ouverture et parleras de la dernière émission de mai 68, pour montrer que tu es une femme du monde informée.
Mais tu veux que je te dise? On sent que tu es une provinciale complexée de Paris, on sent tes goûts de beaufs derrière un faux-semblant de raffinement, on sent que tu es complexée de ne pas avoir fait les "études" qu'il fallait: ta vie est un enfer de "il faut".
Toutes tes phrases sont impregnées de cette débilité mortifère. Tes réflexions snobs sur les gens "à ne pas fréquenter", ta peur de l'originalité, de la vie, de l'envie. Ton plaisir palpable à t'accaparer les choses "à faire" et "à dire", tes pret-à-penser qui ne sont qu'un pillage des pensum les plus vulgaires.
Mais tout cela reste entre nous, n'est-ce pas?
vendredi 18 avril 2008
Passager clandestin de la vie
Plus je monte dans la hiérarchie, moins j'bosse et plus les conflits sont tamisés. Oui, pas de conflit tout en haut, tout arrive déformé, loin des réalités de la vie, qui crie, qui hurle à longueur de temps.
C'est normal, plein d'échelons n'ont pas osé dire à quel point c'était la merde. Une pâle réalité déformée de la vie parvient tout en haut, faute de gens qui osent. Ambiance feutrée, tu préfères te taire, comme tout le monde, pas de rebellion qui point, point de révolte, marche au pas. Tu attends ton tour pour être "chef", glisse-toi dans la peau civilisée du "chef", doucement. Rien faire et laisser dire. Va dans le sens du poil de l'autre, ta pelisse à toi ne sert à rien.
Ton avis, que nenni. Sans queue ni que ta mère, assassin de la police, au moins.
C'est normal, plein d'échelons n'ont pas osé dire à quel point c'était la merde. Une pâle réalité déformée de la vie parvient tout en haut, faute de gens qui osent. Ambiance feutrée, tu préfères te taire, comme tout le monde, pas de rebellion qui point, point de révolte, marche au pas. Tu attends ton tour pour être "chef", glisse-toi dans la peau civilisée du "chef", doucement. Rien faire et laisser dire. Va dans le sens du poil de l'autre, ta pelisse à toi ne sert à rien.
Ton avis, que nenni. Sans queue ni que ta mère, assassin de la police, au moins.
vendredi 16 novembre 2007
Petit con de la dernière école de commerce, vieux con...
La société française est beaucoup plus indienne qu'on ne l'imagine et les castes sociales, bien plus prégantes. Mais pourquoi donc ce besoin...?
Hier, à table, cet espèce de con, à peine sorti des couches culottes de l'école, qui parle de secrétaires comme de bonnes viandes à niquer, alors qu'il pisse dans son froc devant la directrice marketing. Moi, ca me fait marrer. Ca me fait penser au début de Belle du Segineur sur les relations de pouvoir à la SDN. Et cet autre qui est très fier de lui-même depuis la nuit des temps mais que le fric a rendu encore plus puant. Il y en a même une qui a eu l'audace de me demander mon salaire pour "situer" (sic): elle avait une sale tronche de dégénérée, j'ai préféré ne pas lui répondre. Faut viser très haut pour être entouré de gens simples...
Hier, à table, cet espèce de con, à peine sorti des couches culottes de l'école, qui parle de secrétaires comme de bonnes viandes à niquer, alors qu'il pisse dans son froc devant la directrice marketing. Moi, ca me fait marrer. Ca me fait penser au début de Belle du Segineur sur les relations de pouvoir à la SDN. Et cet autre qui est très fier de lui-même depuis la nuit des temps mais que le fric a rendu encore plus puant. Il y en a même une qui a eu l'audace de me demander mon salaire pour "situer" (sic): elle avait une sale tronche de dégénérée, j'ai préféré ne pas lui répondre. Faut viser très haut pour être entouré de gens simples...
dimanche 23 septembre 2007
Fessebouc, la démocratisation du loft
Le glas des blogs est régulièrement traité en ce moment... Et les nouveaux réseaux prennent le relai.
Facebook, c'est une évidence, c'est l'avenir. Les derniers résistants se convertissent peu à peu sous l'effet de mode hallucinant. Tout un chacun diffuse désormais ses infos privés, les centralisent en une méga base de données délectable à n'importe quel tyran mal intentionné (ou juste à n'importe quelle entreprise, finalement, dans un rapport ou non d'inclusion). D'autant que bientôt (de manière insidieuse car on ne le sait que peu), les informations de Facebook seront apparemment accessibles de google, à moins d'interdire cette fonction.
Bref, sans le savoir - ou pire, en le sachant (me voilà à réaliser l'exercice de Doublepensée de 1984!) - nous devenons les propres artisans de notre "mise en boite": un Big Brother volontaire, en quelque sorte, avec un grand sourire aux lèvres. Sauf que dans Big Brother, c'étaient les enfants qui informaient la police... Là, nous nous auto-enfermons gaiement.
Bien sur, nous n'avons rien à nous reprocher, et cet effort de transparence (je déteste la transparence, et les hypocrites open space; j'ajoute également le développement durable sans rapport avec le propos, mais ca fait du bien) ne parait pas en soi un problème. Mais de la transparence à la surveillance, il n'y a qu'un pas. Quelles limites à la transparence? Quelles limites au domaine privé? Je sais maintenant que tel prof d'université a mis toutes ses élèves dans ses amies... Je sais aussi grâce aux cookies dans sa machine qu'il a visité un site pornographique il y a deux semaines et téléchargé illicitement "Two day in Paris" qui se trouve être en fait un film pédophile. De là à en tirer des conclusions malencontreuses? Et pourtant, ce type n'a jamais rien fait de mal, on a juste traqué sa pensée, où tout est encore permis jusqu'en 2050 (à cette époque, toutes nos pensées et mémoires pourront être transmises à un ordinateur selon British Telecom). Je vous semble alarmiste? Pourtant, je connais effectivement ce professeur...
Bref, la responsabilité, ce n'est surtout pas la transparence (il faudra revenir la dessus dans un prochain article), c'est un mélange complexe et tristement non mathématisable des bonnes informations à donner au bon moment. Un problème crucial de limites. Mais les écrits restent... Et tout ce que j'écris ici aussi... Toute décision par internet est irrévocablement notée... Et je me demande si c'est grave ou non...
Facebook, c'est une évidence, c'est l'avenir. Les derniers résistants se convertissent peu à peu sous l'effet de mode hallucinant. Tout un chacun diffuse désormais ses infos privés, les centralisent en une méga base de données délectable à n'importe quel tyran mal intentionné (ou juste à n'importe quelle entreprise, finalement, dans un rapport ou non d'inclusion). D'autant que bientôt (de manière insidieuse car on ne le sait que peu), les informations de Facebook seront apparemment accessibles de google, à moins d'interdire cette fonction.
Je suis désormais au courant que Maurice s'est réveillé à 7h en ce dimanche ensolleillé et qu'il a écrit à Manu pour prendre un verre dans notre troquet préféré (sans moi). Il en a profité pour rajouter ses photos de vacances, le nom de sa petite amie (ainsi que plusieurs photos d'elle: son nom s'affiche magiquement pour être bien sur d'identifier la personne en question lorsque l'on passe sur les photos). J'ai vu aussi qu'il participait à l'Oktoberfest virtuelle et envoie quantités de bières à des amis qui n'en sont pas dans une sorte de mugnificience artificielle. C'est cool, parce qu'il n'a pas d'argent en ce moment, le Maurice (et tant pis pour les cadeaux virtuels qu'il peut ne envoyer, car ayant un coût réel, eux). Comme dans le Loft, je lis desormais la vie de Maurice au travers de sous-titres: "Maurice est en train de manger".
Bref, sans le savoir - ou pire, en le sachant (me voilà à réaliser l'exercice de Doublepensée de 1984!) - nous devenons les propres artisans de notre "mise en boite": un Big Brother volontaire, en quelque sorte, avec un grand sourire aux lèvres. Sauf que dans Big Brother, c'étaient les enfants qui informaient la police... Là, nous nous auto-enfermons gaiement.
Bien sur, nous n'avons rien à nous reprocher, et cet effort de transparence (je déteste la transparence, et les hypocrites open space; j'ajoute également le développement durable sans rapport avec le propos, mais ca fait du bien) ne parait pas en soi un problème. Mais de la transparence à la surveillance, il n'y a qu'un pas. Quelles limites à la transparence? Quelles limites au domaine privé? Je sais maintenant que tel prof d'université a mis toutes ses élèves dans ses amies... Je sais aussi grâce aux cookies dans sa machine qu'il a visité un site pornographique il y a deux semaines et téléchargé illicitement "Two day in Paris" qui se trouve être en fait un film pédophile. De là à en tirer des conclusions malencontreuses? Et pourtant, ce type n'a jamais rien fait de mal, on a juste traqué sa pensée, où tout est encore permis jusqu'en 2050 (à cette époque, toutes nos pensées et mémoires pourront être transmises à un ordinateur selon British Telecom). Je vous semble alarmiste? Pourtant, je connais effectivement ce professeur...
Bref, la responsabilité, ce n'est surtout pas la transparence (il faudra revenir la dessus dans un prochain article), c'est un mélange complexe et tristement non mathématisable des bonnes informations à donner au bon moment. Un problème crucial de limites. Mais les écrits restent... Et tout ce que j'écris ici aussi... Toute décision par internet est irrévocablement notée... Et je me demande si c'est grave ou non...
mardi 12 juin 2007
Garden party
Voilà la vie qui m'attend, qui me tend les bras en me souriant... Viens donc manger un petit four salé, un aux tomates confites, l'autre au foie gras.
Standardisés. Comme les convives (vive les cons). Envie de vomir. Les petits fours comme les gens.
Donnez-moi un gin fizz. Quitte à paraître décalée, autant le faire jusqu'au bout.
Chacun bien propret avec sa petite étiquette au nom de son entreprise. Un discours du président des anciens bien propret lui aussi. L'esprit de caste, la future élite de demain, l'auto-congratulation in english please. Distribution de cartes, minable petite caste, incestueuse caste de castrés et sans couilles fils de (de mes deux). Castoi!
Le grand chic du moment: faire du conseil, mais en orga, tu vois, une approche métier, pas du technique, de la strat.
Encore cette question qui me taraude depuis 27 ans: "qu'est-ce que je fous là?". Avec la même réponse, "le hasard". Et toujours, ce retour de bâton, "j'y arrive pas".
Je me vois leur parler, jouer la "aware", la comique, la dynamique. Dynamité, mon monde. S'ils savaient juste à quel point mon monde est dynamité, loin de leurs réceptions, de leurs atours, loin du visible et de la vie quotidienne. Mais impossible d'en parler, ils comprennent aussi peu que je ne les comprends. Alors je continue à feindre, ils sont plus nombreux.
Revêtu mon masque de mondaine, ce soir, juste pour me prouver que je savais encore faire. Juste pour les enculer profond. Et pour sentir l'humanité.
Standardisés. Comme les convives (vive les cons). Envie de vomir. Les petits fours comme les gens.
Donnez-moi un gin fizz. Quitte à paraître décalée, autant le faire jusqu'au bout.
Chacun bien propret avec sa petite étiquette au nom de son entreprise. Un discours du président des anciens bien propret lui aussi. L'esprit de caste, la future élite de demain, l'auto-congratulation in english please. Distribution de cartes, minable petite caste, incestueuse caste de castrés et sans couilles fils de (de mes deux). Castoi!
Le grand chic du moment: faire du conseil, mais en orga, tu vois, une approche métier, pas du technique, de la strat.
Encore cette question qui me taraude depuis 27 ans: "qu'est-ce que je fous là?". Avec la même réponse, "le hasard". Et toujours, ce retour de bâton, "j'y arrive pas".
Je me vois leur parler, jouer la "aware", la comique, la dynamique. Dynamité, mon monde. S'ils savaient juste à quel point mon monde est dynamité, loin de leurs réceptions, de leurs atours, loin du visible et de la vie quotidienne. Mais impossible d'en parler, ils comprennent aussi peu que je ne les comprends. Alors je continue à feindre, ils sont plus nombreux.
Revêtu mon masque de mondaine, ce soir, juste pour me prouver que je savais encore faire. Juste pour les enculer profond. Et pour sentir l'humanité.
jeudi 24 mai 2007
Le poinçonneur des Lilas moderne
Notre contrôleur de gestion s'est transformé en contrôleur de café...
Cet homme-là parle de la pluie et du café. Car tristement, pour les pauvres employés, son bureau a une vue épatante sur la salle de café. C'est donc à un vigoureux sens de l'à propos que l'on doit ces discussions matinales fort intéressantes: combien l'on boit de café dans une entreprise. Un véritable débat de société, un combat de tous les jours même.
Et le voilà, l'arrogant, pérorant et arguant des coûts financiers que pouvaient induire à l'année de telles dépenses éhontées… Regardez-le comme il est mignon en train de calculer de tête: "alors 2 cafés par personne et par jour que multiplie le nombre de gens, fois…" C'est ce qu'on doit appeler une déformation professionnelle. Ou juste son côté rabat-joie.
En tout cas, ces chiffres lui paraissent manifestement beaucoup plus sexys que les chiffres qu'on lui demande. Peut-être justement, parce qu'on ne les lui demande pas. Un véritable homme d'initiative, finalement.
Remarquez, pendant ce temps, il ne s'en prend pas à la direction qui choisit ses vols d'avion aux prix les plus indécents (pour notre tranquillité à tous, il n'a fort heureusement pas vue sur l'aéroport de Charles de Gaulle) et préfère s'attaquer, le courageux, à la plèbe locale.
Le pauvre, sans doute n'a-t-il pas assez de travail? A moins qu'il ne "kiffe" vraiment de comptabiliser le nombre de gens qui se sont insidieusement glissés dans la salle à café, quels effrontés. C'est aussi qu'il doit être énervé d'y voir se dérouler la vie du bureau, d'y voir rire des gens qui échangent des propos sans importance aux heures de pause alors que lui-même est incapable d'y participer, car beaucoup trop Agnan.
Très étonnant, en tout cas, de voir un homme aussi propre sur lui, aussi connoté sciences po, se transformer sous mon œil vicieux en vieille concierge aigrie qui cherche des sujets de conversation.
Sans doute, son rêve, à ce petit démiurge, serait d'interdire le café en février 2008, en même temps que les cigarettes…
Cet homme-là parle de la pluie et du café. Car tristement, pour les pauvres employés, son bureau a une vue épatante sur la salle de café. C'est donc à un vigoureux sens de l'à propos que l'on doit ces discussions matinales fort intéressantes: combien l'on boit de café dans une entreprise. Un véritable débat de société, un combat de tous les jours même.
Et le voilà, l'arrogant, pérorant et arguant des coûts financiers que pouvaient induire à l'année de telles dépenses éhontées… Regardez-le comme il est mignon en train de calculer de tête: "alors 2 cafés par personne et par jour que multiplie le nombre de gens, fois…" C'est ce qu'on doit appeler une déformation professionnelle. Ou juste son côté rabat-joie.
En tout cas, ces chiffres lui paraissent manifestement beaucoup plus sexys que les chiffres qu'on lui demande. Peut-être justement, parce qu'on ne les lui demande pas. Un véritable homme d'initiative, finalement.
Remarquez, pendant ce temps, il ne s'en prend pas à la direction qui choisit ses vols d'avion aux prix les plus indécents (pour notre tranquillité à tous, il n'a fort heureusement pas vue sur l'aéroport de Charles de Gaulle) et préfère s'attaquer, le courageux, à la plèbe locale.
Le pauvre, sans doute n'a-t-il pas assez de travail? A moins qu'il ne "kiffe" vraiment de comptabiliser le nombre de gens qui se sont insidieusement glissés dans la salle à café, quels effrontés. C'est aussi qu'il doit être énervé d'y voir se dérouler la vie du bureau, d'y voir rire des gens qui échangent des propos sans importance aux heures de pause alors que lui-même est incapable d'y participer, car beaucoup trop Agnan.
Très étonnant, en tout cas, de voir un homme aussi propre sur lui, aussi connoté sciences po, se transformer sous mon œil vicieux en vieille concierge aigrie qui cherche des sujets de conversation.
Sans doute, son rêve, à ce petit démiurge, serait d'interdire le café en février 2008, en même temps que les cigarettes…
mardi 22 mai 2007
Si on t'organise une vie bien dirigée...
C'est inévitable, ils vont m'avoir. Je commence déjà à employer leur jargon contre mon gré. Ce n'est pas faute d'avoir résister tout au long de l'école...
Je me suis vue tout à l'heure en train d'employer des mots vulgaires comme "évaluation des conditions d'achats dans les business units", en train de démontrer l'utilité de la mise en place d'un outil de reporting à ce propos.
"Ca" parle, on "me" parle. Je me regarde et je me ris. Comment peut-on faire à ce point le guignol et comment les autres ne le remarquent-ils pas? Je suis prise au sérieux, sentiment d'imposture. Ne sentent-ils donc pas que ce sont des "choses de la vie quotidienne"?
Heureusement qu'ils ne voient rien, finalement...
Allez, une dernière référence littéraire pour la route: la vie est ailleurs...
samedi 5 mai 2007
Arrête de te la péter sur Viaduc, j't'ai vu dans la vraie vie, t'es con comme un "uc"…
Je viens de faire un tour sur Viadeo.com (ex-viaduc.com transformé en viadeo pour "attaquer l'international"…!). Cette "plateforme de mise en relation" (entendez par là réseau pour désespéré sans relation aux dents longues mais au CV court) est une sorte de Myspace pour businessman. Alors que dans Myspace, c'est la photo qui fait le tout, ici, c'est le CV.Le plus drôle est bien entendu de faire un tour de ses vieilles connaissances d'école pour voir un peu ce qu'ils mettent dans leurs CV de puceaux du travail et comment ils ont par un coup de communication magique transformé leurs minables expériences de garçon de café chic d'entreprise en boulot de PDG sans reconnaissance. J'exagère… A peine. Traduire "optimisation de la gestion des stocks" par "rangement du bureau", "organisation de mailing* client" par "copier-coller de texte envoyé par mail en ayant préalablement mis les contacts dans la bonne case (la case "à:")", "veille stratégique de la concurrence" par "bullage sur le net en attendant 18h". C'est beau la comm', vraiment.
Mais le pire, c'est que moi-même, j'ai du passer par cette étape… J'ai du endosser ce costume pour rester dans l'attendu (j'étais même étonnée de moi-même en relisant mon CV: c'est moi, ca?). Comment voulez-vous ne pas vous sentir duplice, après? Comment voulez-vous y croire…?
* A la manière de Flaubert (Dictionnaire des idées reçues), ca pourrait donner:
Mailing: plus chic que le trop galvaudé mail (tout le monde sait écrire un mail, tandis qu'un mailing n'est pas à la portée du commun des mortels)
Var.: ajouter un "ing" pour sonner plus anglais, plus chic au pluriel (un blog, des blogging / un rapport, des reporting / un leg, des legging)
vendredi 4 mai 2007
Franche rigolade et lien social

Voici un outil très pratique que le smileys. Oui, vous savez, ces sous-titres à émotion qui remplacent avec bonheur les !, les …, les "", que sais-je encore…! Elles sont charmantes ces petites têtes jaunes qui expriment le contentement béat.
Et pourtant, quelle ironie que cette BD du sentiment: à une blague ponctuée d'un ;-), répondez par un joyeux :-D puis lancez un wizz dans cette liesse généralisée. Au royaume de l'image, le smiley contenté (et poliçon) est roi.
Certes, ils en ont évité des engueulades, ces smileys (c'est d'ailleurs pour cela qu'ils ont été à l'origine créé par les informaticiens) .
Et pourtant, je sens quelque chose qui grince au fond de moi, une impression désagréable chaque fois que j'envoie un smiley. Quel rapport entre ce smiley stéréotypé et mon sentiment?
J'ai un étrange goût d'Orson Wells dans la bouche, où le doubleplusbon s'exprimerait par trois :-D. Le sentiment est de l'ordre de ce qui se lit entre les lignes… A-t-il besoin d'être étiqueté?
Et pourtant, quelle ironie que cette BD du sentiment: à une blague ponctuée d'un ;-), répondez par un joyeux :-D puis lancez un wizz dans cette liesse généralisée. Au royaume de l'image, le smiley contenté (et poliçon) est roi.
Certes, ils en ont évité des engueulades, ces smileys (c'est d'ailleurs pour cela qu'ils ont été à l'origine créé par les informaticiens) .
Et pourtant, je sens quelque chose qui grince au fond de moi, une impression désagréable chaque fois que j'envoie un smiley. Quel rapport entre ce smiley stéréotypé et mon sentiment?
J'ai un étrange goût d'Orson Wells dans la bouche, où le doubleplusbon s'exprimerait par trois :-D. Le sentiment est de l'ordre de ce qui se lit entre les lignes… A-t-il besoin d'être étiqueté?
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