lundi 11 juin 2007
Zapping
Je suis très admirative! La répétition m'aurait fait exploser de rire, je n'aurais pas pu jouer le jeu à ce point. J'ai presque vu poindre un oeil rieur de Borloo, mais à peine. Alors que la scène était tellement drôle!
Et puis, marrant de voir l'évolution du postier, et sa prompt intelligence à tirer les conséquences de ses passages télé successifs. Vraiment fort.
Enfin, un petit tour sur le web pour y découvrir Sarko bourré après une entrevue avec Poutine, la putain.
dimanche 10 juin 2007
Le "sans commentaire" du week-end
"Le déterministe nous jure que si l’on savait tout, on saurait aussi déduire et prédire la conduite de chacun en toute circonstance, ce qui est assez évident. Le malheur veut que tout savoir n’ait aucun sens"
samedi 9 juin 2007
Histoire du passé
Ce qui m'avait le plus étonné est la manière dont les professeurs se trompaient absolument sur les élèves et les fantasmaient complètement: "untel a des problèmes familiaux, c'est pour cela qu'il réagit de la sorte"; quant untel, en l'occurence, vivait une grande histoire d'amour et se fouttait tout à fait du reste.
Très fiers d'être au "courant" de la vie personnelle d'untel, les profs s'en félicitaient et utilisaient l'information, pas du tout pour l'élève, mais juste pour montrer qu'ils savaient, qu'ils étaient au courant. Ils étaient très sociaux, lors de ces conseils, finalement et bavardaient des micro-information de leur micro-univers, celui qui avait l'information étant le chef.
Tout ca pour dire que l'information n'est jamais pure, déformée qu'elle est par le prisme de l'être: tout n'est que projection... Attention à l'Histoire!
vendredi 8 juin 2007
Censuré
Pour autant, la question est épineuse et sans réponse franche (un objet de conquête pour mathématicien épris de contours et de limites, encore). Elle fait discrètement partie du quotidien de tout un chacun et a bien sur trait à la "pression", et donc à l'éthique et la liberté en général. Voilà pourquoi, c'est une problématique aussi riche.
Quelques questions en vrac, plutôt que de commencer à répondre: Que doit-on dire? Quelles pressions accepter ( A-t-on un devoir de dire? Qu'est-ce que la responsabilité, si ce n'est le fait de ne pas tout dire, de choisir l'information percutante pour l'autre mais déshabillée de sa complexité? Jusqu'à quel point savoir que la femme du président n'a pas voté pour lui
Une question encore plus vicieuse: n'aura-t-on pas tendance à parler de ce qui est le plus interdit que de ce qui est le plus pertinent?
Moi-même, en écrivant ce blog, je me retrouve face à une censure permanente de moi-même: jusqu'à quel point aller?
Peu lu de Sartre à part ses grandes oeuvres littéraires qui m'ont touchées (j'étais à Rio lorsque j'ai lu La Nausée et je me souviens encore du canapé sur lequel j'ai lu la scène du marronnier, cher "Tâ"). Peut-être est-il lui aussi ce que mon imaginaire décrit comme un "dominé", un "raté" qui a réussi, au côté de Rousseau et de Valéry?
Je ne peux pas ranger (à quoi bon?) Cioran de ce côté. Il assume beaucoup trop, et brise le dernier tabou, la dernière pression, la dernière prison, qui l'enchaîne à la vie: il n'aime pas la vie. Il cherche la liberté encore plus loin, peut être en son seul endroit.
Une phrase de Cioran qui résume bien sa pensée et sur laquelle je suis retombée il y a peu: "Vivre, c'est s'aveugler sur ses propres dimensions".
Et ecrire un blog, c'est encore pire!mardi 5 juin 2007
Journal intime
Toujours passionnant de pouvoir discuter avec lui. Je le contredis juste pour prolonger le combat de mots, j'aime juste ses mots, leurs arrangements et les nouvelles portes de la logique qu'il m'ouvre. Il me met en boite en me traitant de cartésienne ou de positiviste et il m'explique la phénoménologie, Merlot-Ponty, Sartre, parfois, auquel il me compare dans son extremisme.
Peu lu de Sartre à part ses grandes oeuvres littéraires qui m'ont touchées (j'étais à Rio lorsque j'ai lu La Nausée et je me souviens encore du canapé sur lequel j'ai lu la scène du marronnier, cher "Tâ"). Peut-être est-il lui aussi ce que mon imaginaire décrit comme un "dominé", un "raté" qui a réussi, au côté de Rousseau et de Valéry?
Je ne peux pas ranger (à quoi bon?) Cioran de ce côté. Il assume beaucoup trop, et brise le dernier tabou, la dernière pression, la dernière prison, qui l'enchaîne à la vie: il n'aime pas la vie. Il cherche la liberté encore plus loin, peut être en son seul endroit.
Une phrase de Cioran qui résume sa pensée et sur laquelle je suis retombée il y a peu: "Vivre, c'est s'aveugler sur ses propres dimensions".
Elle me colle à la peau, cette phrase, aujourd'hui.