Les couples petits enfants-grands-parents sont toujours émouvants (du moins, ils m'émeuvent toujours). Dans Persepolis, c'est évidemment cette relation petite fille-grand-mère qui m'a touchée: j'adore ma grand-mère.
D'ailleurs, d'une manière générale, j'aime les personnes agées. Et les enfants. Entre les deux, point de salut, les gens m'inintéressent au possible, ils ne se cherchent plus, ils construisent: c'est juste le déroulé de leur introduction.
Les enfants sont encore très libres, ils ne sont pas encore tombés dans l'indifférence, ni dans la "catégorisation", tout est source d'intérêt pour eux. Et les personnes agées, qui naturellement font un bilan de leur vie, réfléchissent comme les enfants au sens réél de la vie...
Et tristement, je m'enfonce dans l'âge adulte, armée de toutes mes certitudes, convictions et autres conneries. Vivement la vieillesse, pour que je me dise qu'"on ne sait jamais" (une chanson de Gabin que ma grand-mère a joué pour son anniversaire).
Pour en revenir aux relations petite fille-grand-mère, qui n'a pas au fond de lui l'image d'une poupette qui apprend la vie à sa petite fille, lui refile les bons tuyaux?
Même si elle n'a rien à voir avec une poupette déjantée (à part le don de la musique, dont elle m'a refilé le virus), et ressemblerait même plutôt à la Reine Mère (c'est comme cela qu'on l'appelle dans la famille), ma grand-mère est une personne incroyable, dotée d'un instinct de vie inépuisable. J'ai un plaisir fou à la retrouver et à jouer avec elle: comme on lui dit souvent qu'elle ressemble à Denise Gray avec ses grands yeux bleus, et moi, à Sophie Marceau, alors nous poussons le vice jusqu'à nous retrouver à la Coupole et à jouer ensemble cette comédie. J'aime partager ces clichés avec elle.
Il doit y avoir de cela, dans l'amour, aimer jouer le cliché de la relation.
jeudi 2 août 2007
mardi 31 juillet 2007
La vie sexuelle de...
Une petite réflexion qui m'a bien fait marrer dans "God save la France" à propos de pseudo écrivains qui se réunissent pour lire leurs oeuvres (et parmi lesquels je range avec bonheur Beigbeder):
Le petit anglais que je trouvais très énervant au début me fait de plus en plus rire. Une plutôt bonne surprise.
Au tour de Jake. Il sortit une feuille de son classeur et se mit à lire des poèmes sur les vagins qu'il avait fréquentés. Ils parlaient tous de leur vie sexuelle, ces écrivains, qui se trouvaient par ailleurs (à mon humble avis) les personnes les moins sexy que j'eusse vu à Paris, hormis dans les files qui poireautent devant les abris de l'Armée du Salut.
Le petit anglais que je trouvais très énervant au début me fait de plus en plus rire. Une plutôt bonne surprise.
lundi 30 juillet 2007
samedi 28 juillet 2007
Fish, 7 mois
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vendredi 27 juillet 2007
Féminine posture d'accueil...
La scène de séduction de Belle du Seigneur n'a jamais été retranscrite sur le net. En voici quelques passages:
Dites, tous ce futurs cadavres dans les rues, sur les trottoirs, si pressés, si occupés et qui ne savent pas que la terre où ils seront enfouis existe, les attend. Futurs cadavres, ils plaisantent ou s'indignent ou se vantent. Rieuses condamnées à mort, toutes ces femmes qui exhibent leurs mamelles autant qu'elles peuvent, les portent en avant, sottement fières de leurs gourdes laitières. Futurs cadavres et pourtant méchants en leur court temps de vie...
Universelle adoration de la force. Ô les sublaternes épanouis sous le soleil du chef, ô leurs regards aimants vers leur puissant, ô leurs sourires toujours prêts, et s'il fait une crétine plaisanterie le choeur de leurs rires sincères. Sincères, oui, c'est ce qui est terrible. Car sous l'amour intéressé de votre mari pour moi, il y a un amour vrai, désintéressé, l'abject amour de la puissance, l'adoration du pouvoir de nuire. Ô son perpétuel sourire charmé, son amoureuse attention, la courbe déférente de son postérieur pendant que je parlais. Ainsi, dès que le grand babouin adulte entre dans la cage, ainsi les babouins mâles mais adolescents et de petite taille se mettent à quatre pattes, en féminine posture d'accueil et de réception, en amoureuse posture de vassalité, en sexuel hommage au pouvoir de nuire et de tuer...
Et puis LE passage culte très très raccourci par manque d'envie:
Babouinerie partout. Babouinerie et adoration animale de la force, le respect pour la gent militaire, détentrice du pouvoir de tuer. Babouinerie, l'émoi de respect lorsque les gros tanks défilent. Babouinerie, les cris d'enthousiasme pour le boxeur qui va vaincre, babouinerie, les encouragements du public. [...] Babouinerie, partout.
samedi 21 juillet 2007
Le roi, c'est moi
Je crois profondemment en une structure commune entre le micro-structural et le macro-structural. De là à poser l'hypothèse d'un Dieu...
La structure commune que je repère et vois, c'est moi, ce n'est que ma manière à moi de projeter un ordre sur les choses et de les organiser (et le langage est très important dans la structuration de cet ordre).
Dieu est logé au fond de tout un chacun.
La structure commune que je repère et vois, c'est moi, ce n'est que ma manière à moi de projeter un ordre sur les choses et de les organiser (et le langage est très important dans la structuration de cet ordre).
Dieu est logé au fond de tout un chacun.
La sans commentaire du week-end
Ce qui définit peut-être l'être humain par rapport aux autres animaux, c'est l'angoisse.
C'est peut-être en comprenant sa manière de structurer l'angoisse, que l'on arrive à mieux se comprendre.
C'est peut-être en comprenant sa manière de structurer l'angoisse, que l'on arrive à mieux se comprendre.
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