lundi 3 septembre 2007

Pour être lu, faut parler cul

Test concluant et réussi. Voilà les mots clés qu'ont "googlisé" les visiteurs pour arriver à mon blog hier:
bite sans poiles
bite sans poils
combien rapporte une laverie
paradoxe amoureux
poils sur la bite

On remarquera entre autres l'élégante faute d'orthographe, le mot bite plus souvent associé au mot poil qu'au mot couille (le poil sur la bite semble occuper beaucoup d'hommes, à l'instar de ces dames et leur coiffures. Un carré plongeant? Non, non, coupez court sur le gland), la triste nature humaine bassement mercantile, un romantique torturé et cérébral qui se lamente sur la pathétique condition humaine (un pote?).

Je tenterais bien de déposer les mots pénétration anale et cunilingus (mais il faudrait peut-être mal les orthographier?), mais je risquerais de faire exploser les indicateurs...

samedi 1 septembre 2007

Le sans commentaire du week-end

Il y a les blogs Buègue-BD-tagada-voila-les-Dalton, les blogs Ou-est-le-bec-prise-de-bec et les blogs Ame-et-lit-notre-tombe-priez-pour-nous-pauvres-pecheurs...

Plaisirs d'amour ne durent qu'un seul jour...

vendredi 31 août 2007

L'horreur de Lady Di...

Mon dieu, c'est horrible... Cela faisait 10 ans. Dans ma tête, 3 ou 4 ans, pas plus... Peut-être qu'on aura Paris à nos pieds demain, mais j'espère qu'on ne sera pas aux pieds de Paris...

Demain est urgent.

jeudi 30 août 2007

Comme un roman...

- Tu ne dois pas tomber amoureux de moi.

Rien que l'injonction était déjà une invitation. C'était ce qu'elle lui répétait à longueur de temps quand son corps donnait l'inverse à voir. Elle le touchait, le tourmentait des ses longs doigts, devenait toujours plus belle au fur et à mesure qu'elle le côtoyait. Non qu'elle veuille une quelconque histoire avec lui, sa position était très claire là-dessus. Mais une perversité naturelle et joueuse la poussait à tendre toujours plus la relation vers l'ambiguïté: un coup pour voir, un corps pour jouer...

Le pauvre petit être humain en face,manipulé par des ressorts aussi classiques, ne résistait évidemment pas. Que l'être humain est simple et rudimentaire. Le voilà redevenu petit garçon sérieux, attentif aux moindres desideratas de sa maman. Elle brille dans ses yeux, cela crève les yeux, il pourrait tuer père et mère si elle lui demandait, renoncer à cette raison qui fait pourtant de lui un être humain.

Demain, il pourrait commettre les pires atrocités inhumaines. Parce qu'il est amoureux. C'est le paradoxe que je comprends le moins.

L'amour dans nos sociétés est considéré comme quelque chose de sacré. Passé 25 ou 30 ans, chaque être humain en recherche un autre avec une sorte de compulsion médiocre: voilà qui occupe bon nombre de conversations. Certains tombent sur la "bonne personne", d'autres non mais restent avec elle: après tout, c'est l'âge de rencontre qui décide de la relation, non la personne en face. A défaut d'être amour, on fait l'amour, on le mime, on le singe, à l'image de l'idée que l'on s'en fait, que la société nous en donne. Désolant. Mais lorsqu'on le vit réellement, lorsqu'il emporte sur son passage tous les repères et toutes les certitudes que le petit humain s'était durement constitués, lorsqu'il remet en cause le fondement de ce qu'il est profondément, l'amour devient une sorte de sacralité que tout le monde respecte d'un coup.

Un "je suis amoureux" lancé pour se justifier d'une erreur vaut bien plus qu'une somme d'arguments patiemment construits. Bref, l'amour est une porte ouverte à toutes les exactions. En plus de n'être qu'un exclavagisme camouflé, il inspire un respect circonspect et admiratif de toute la société... Un autre paradoxe.

Il est amoureux, c'est tellement beau, cette puissance dont il est habité et qui peut tout remettre en cause: il est puissant de cette nouvelle liberté sans carcan, de cette enfance nouvellement reçue, de cette résurrection. Il est le Christ.

Je suis entomologue. J'ai passé un temps infini à observer des animaux et à rationaliser leurs comportements. Mon regard en a été déformé: je ne peux plus penser l'humain en termes de sacré, j'ai trop disséqué pour ne pas porter un regard froid et scientifique sur le sujet. Pour moi, Dieu est mort et l'être humain avec. Mon humanité également.

Mais de cette position, j'ai une vue imprenable sur l'être humain, sur ce qu'il appelle amour, morale et toutes ces grandes valeurs dont il fait un usage régulier pour justifier de ce qu'il est et imposer sa recette de vie aux autres.

Pour moi, l'amour est une mue intéressée. Le petit insecte choisit une autre proie pour se débarrasser de son ancienne peau, une peau trop étriquée dans laquelle son expérience de vie ne rentre plus. Il a besoin d'un deuxième corps réceptacle, d'un déversoir où il pourra choisir plus tranquillement (car extérieur à lui) ce qu'il garde et ce qu'il oublie. Une mue, donc, et intéressée qui plus est, mais de cela, il n'est pas conscient: on ne peut pas se permettre de toucher à ce point au sacré.

J'ai toujours perçu le sacré comme dangereux: un argument d'autorité qu'on ne saurait, ne serait-ce que toucher. Il est très gênant de remettre en cause un ordre censément intrinsèque à l'être humain: l'amour. Une sorte de peur magique de toucher à la divinité en l'homme et de toucher la divinité.

J'ai pourtant réussi à recréer scientifiquement les conditions qui font naître l'amour. En chimiste éclairé, j'ai retracé les étapes de l'expérience et sélectionné les ingrédients nécessaires à chaque étape. Un franc succès, l'expérience a fonctionné à chaque fois. J'ai même pu associer des tests complémentaires de sorte à pouvoir bien délimiter les champs, ce qui est sans doute la chose la plus difficile pour valider une hypothèse.

Au tribunal de l'humanité, je passerais pour un vieux fou passible de prison pour crime prémédité quand l'amour serait un crime non prémidité. J'ai pourtant choisi d'être plus prévoyant et responsable, dans cette affaire en prenant conscience de tout ce qui se passait et des conséquences. Ce n'est pas ma faute si je vois à l'avance les 15 coups qui mènent à l'échec et mat, j'aurais préféré ne pas voir.

J'ai arrêté depuis mes expériences et l'idée de pouvoir suggérer l'amour m'a répugné, me renvoyant toujours l'image d'une fin délétère. Car comment être aussi naïf (ou intéressé?), avoir une vue à aussi court terme, et se lancer dans une histoire d'amour en croyant qu'elle durera l'éternité? Quelle inconscience et irresponsabilité pour l'autre! Et quel égoïsme!

Aussi, ce "je ne veux pas que tu tombes amoureux de moi" m'avait-il paru assez responsable dans un premier temps. Mais l'usage qu'elle en avait fait par la suite, car incapable de tomber elle-même de son propre pied d'estale, m'avait semblé encore plus vicieux. Sans doute est-ce cela, le vice, susciter l'amour jusqu'à la corde, puis serrer doucement et ne pas le rassasier, entamer les préliminaires sans permettre la jouissance.

lundi 20 août 2007

A year in ze merde?

Depuis avril, certains agents de la Poste sont en grève tous les lundis. C'est Pentecôte tous les week-ends!

Ca me fait penser à ce qu'un ami étranger m'avait dit à propos du droit de grève en France: il faut bien sûr l'autoriser, mais en milieu de semaine (et si possible l'hiver).

dimanche 19 août 2007

Le sans commentaire du week-end

Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien d'avantage.

Sacha Guitry

Filmographie de l'été

Je viens de me rendre compte que la copine de Pignon (c'est possible...) est Forrest Gump: elle marche du matin au soir et du soir au matin.

En parlant de film, envore vu un film de pianiste tarée et ratée, La tourneuse de pages. C'est marrant comme les pianistes inspirent les réalisateurs. Ca m'enerve, comme d'hab. Cette fois-ci, c'est une histoire encore malsaine qui se trame, une histoire d'homosexualité latente sur fond de projection de soi dans l'autre, le tout inspiré par la vengeance. Un bon film, franchement, tenu par un suspens délicieux d'ambiguité.