dimanche 11 mai 2008

Mon merveilleux humain

Voilà ce que j'ai concrètement réussi aujourd'hui: trouver des gens que j'aime, des vrais gens qui ont cette touche humaine si sensible et touchante. Des vrais êtres humains qui ont ce regard cynique, jusqu'à sinistre, mais qui dévoile cette superbe et idéale humanité. Beaux dans leur laideur quotidienne.

Dessine-moi une envie

Il est loin le temps de l'enfance, ce temps où l'éternité est un quotidien. Je suis encore jeune aux yeux des vieux (et pour cause) mais je me sens déjà proche de l'issue... Je m'agite en tout sens en me disant que je ne sais pas dessiner, que je ne sais pas programmer sur un ordinateur, que je n'ai pas eu le temps de monter ce groupe et de me mettre à la batterie, que je n'ai toujours pas repris mes études de biologie, que je n'ai pas écrit ce bouquin rêvé, que je n'ai pas composé, que je n'ai étudié la philosophie comme je le voulais. J'ai peur d'oublier mes désirs, je devrais les noter consciencieusement: "liste d'envie en cas de déprime", "nourriture terrestre à utiliser en cas d'inaction adulte", "liste de choses à accomplir avant de mourir".

J'ai essayé de me remettre au dessin tout à l'heure, une photo de moi petite, qui regarde vers le haut alors que je grimpe à un arbre. J'étais belle, petite, avec ces grands yeux très en amande, des yeux attirés, curieux de voir ce qui passerait tout en haut, et ce demi-sourire amusé tout autant que craintif. Un regard vif et profond, tourné vers les cieux, vers la cime. Une sorte d'aspiration respectueuse, pieuse de la vie. Une envie. Comme j'aimerais retrouver ce regard...

Comment dessiner une envie? Comment dessiner un enfant dont les traits sont encore si peu marqués, sans le vieillir? Mais mes traits à moi, sont désormais marqués, marqués par le temps, un temps qui s'enfuit, le temps qui passe. Je suis aujourd'hui en haut de la cime et je regarde le chemin parcouru. Ce n'est pas si intéressant que je le croyais, tout en haut... On surplombe, mais il n'y a plus de possibilité d'aller plus haut. La vie sera désormais redescente comme après un shout, pourvu que je ne m'écrase pas, la vie est fragile et emporte qui elle veut aux moments les moins opportuns, ou pas.

Pourtant, je fais la génération d'aujourd'hui, nous sommes à notre âge les actuels décideurs de monde, nous le fabriquons à notre envie, ce qui n'est pas le cas quand on est petit: je peux décider le monde. Mais je n'ai plus ni le temps ni la foi. Je dessine trop vite, je perds ma patience. Vite, demain tu es morte. Comment pouvoir se concentrer et retrouver cette foi qui abolit toute notion de temps et me permettait de dessiner en prenant mon temps?

dimanche 4 mai 2008

Le sans commentaire du week-end

Je ne comprends définitivement pas pourquoi l'évier est si bas. C'est une absurdité que d'avoir à toujours se courber pour faire la vaisselle. A quand l'évier dont la hauteur est adaptable?

jeudi 1 mai 2008

Scaphandre

Qu'y a-t-il de pire qu'un scaphandre mental? Il tue le papillon avant éclosion...

Il brûle encore...

"Finalement, tout ça se réduit à un excès d'informations sur nous-mêmes. Autrefois, on pouvait s'ignorer. On pouvait garder ses illusions. Aujourd'hui, grâce aux médias, au transistor, à la télévision surtout, le monde est devenu excessivement visible. La plus grande révolution des temps modernes, c'est cette soudaine et aveuglante visibilité du monde. Nous en avons appris plus long sur nous-mêmes, au cours des dernières trente années, qu'au cours des millénaires, et c'est traumatisant".
Romain Gary, L'angoisse du roi Salomon

"Si tu veux comprendre la part que joue le sourire dans mon oeuvre - et dans ma vie - tu dois te dire que c'est un réglement de comptes avec notre "je" à tous, avec ses prétentions inouïes et ses amours élégiaques avec lui-même."
Romain Gary, La nuit sera calme

mercredi 23 avril 2008

J'ai toujours rêvé de reproduire la magique mécanique d'un distributeur de canettes. Toujours fascinée par cet objet merveilleux, j'ai tenté d'inventer des distributeurs. En vain.

vendredi 18 avril 2008