Le week-end, pour compléter sa semaine, il achète des lampadaires chez Ikea. Pas ceux sur Internet car ils étaient vraiment trop chers. Il nous raconte les rideaux qu'il a trouvés.
D'une manière générale, il juge, mollement, le bien et le mal. Culture de droite en règle, conforme en tout point à ce que sa famille, puis l'école lui a inculquée. Collabo, complice de la vie quotidienne, il a une vie plate comme sa meuf. Chiant à mourir, aussi peu créatif que motivé, il est inspecteur des impôts. Même pas pointilleux, il s'avance mollement et sans conviction, pire sans passion et sans rêve. Le genre de bureaucrate taillé sur mesure: le rêve de l'état procédurier. Il ne moufte pas.
Le voit-on d'ailleurs? Pas vraiment. Une existence qui n'aura rien changé, comme tant d'autres. Un rôle déjà joué des milliers de fois par d'autres humains, interchangeables; il est sans goût, sans saveur, sans odeur.
samedi 15 novembre 2008
Dominant-dominé, encore et toujours
Une pute visqueuse, un pote sournois, un Juda qui ne s'ignore pas, qui s'en amuse. L'autre en face ne voit rien, tendre, il se fait déchiqueter avec le sourire, donne, pardonne et ordonne qu'on le fouette encore...
Pourquoi? Pourquoi cherche-t-il à séduire celui qui l'humilie ouvertement et dans son dos? Pourquoi cherche-t-il à séduire, justement celui-là qui le méprise?
Pourquoi? Pourquoi cherche-t-il à séduire celui qui l'humilie ouvertement et dans son dos? Pourquoi cherche-t-il à séduire, justement celui-là qui le méprise?
mercredi 15 octobre 2008
Inventeur de bonheur
N'oublie jamais cela, petit: le bonheur ne peut être issu des désirs que la société t'impose. Satisfaire ces besoins de gloire sociale te créera étonnamment un terrible sentiment de vide.
Car non, ton bonheur n'est pas à l'endroit que tout le monde indique. Il est là où tu l'inventes. Dans cet espace qui n'est qu'à toi, que tu crées spontanément pour l'occasion. Et qui emporte les autres autour de toi, tout sidéré qu'ils sont de voir une autre perspective du bonheur se dessiner sous leur yeux.
La surprise est la clé du bonheur, la création de l'instant aussi, c'est la magie de l'enfance réinventée et revisitée. Féérique.
Alors va, vis et deviens, petit, qui tu es, tu as tant de pages à tourner.
Car non, ton bonheur n'est pas à l'endroit que tout le monde indique. Il est là où tu l'inventes. Dans cet espace qui n'est qu'à toi, que tu crées spontanément pour l'occasion. Et qui emporte les autres autour de toi, tout sidéré qu'ils sont de voir une autre perspective du bonheur se dessiner sous leur yeux.
La surprise est la clé du bonheur, la création de l'instant aussi, c'est la magie de l'enfance réinventée et revisitée. Féérique.
Alors va, vis et deviens, petit, qui tu es, tu as tant de pages à tourner.
jeudi 2 octobre 2008
La cause du malheur est toujours projetée à l'extérieur
Celui qui va mal sans identifier pourquoi, concrètement dans sa vie quotidienne, se tournera toujours vers les fausses raisons. Il recherchera les causes profondes dans sa famille, il creusera du côté d'un manque fictif qu'il s'inventera pour l'occasion, ne supportera pas entièrement le poids de son propre malheur, il se dira que c'est à cause de la belle-soeur de son oncle qui l'a toujours ignoré qu'il a s'est mis en colère ce jour-là...
Il ira voir ailleurs si j'y suis comme pour s'éviter, comme pour éviter de se regarder pour de vrai. Il se mentira. Peut-être même qu'on le croira.
Et si c'était vrai...?
Il ira voir ailleurs si j'y suis comme pour s'éviter, comme pour éviter de se regarder pour de vrai. Il se mentira. Peut-être même qu'on le croira.
Et si c'était vrai...?
Détestation de l'apogée
Le travail, quel que soit sa nature, est une chose absolument abétissante en ce qu'il détourne de l'essentiel: le pourquoi et le comment de l'être humain.
Ce devrait être des questions de tous les instants - pourquoi a-t-il réagi de la sorte? quels sont les facteurs qui m'ont fait agir ainsi? ou veut-elle en venir? quelles sont mes valeurs? que veut-il lui apporter? pourquoi? - et pourtant, elles sont releguées au second plan à cause de la fatigue qui impose de ne plus se concentrer que sur la tâche en elle-même, non le sens profond de cette tâche...
Satanné travail qui emporte avec lui les questions adolescentes... Vivement la retraite et le renouveau d'un questionnement travaillé par la vie et par la mort.
Ce devrait être des questions de tous les instants - pourquoi a-t-il réagi de la sorte? quels sont les facteurs qui m'ont fait agir ainsi? ou veut-elle en venir? quelles sont mes valeurs? que veut-il lui apporter? pourquoi? - et pourtant, elles sont releguées au second plan à cause de la fatigue qui impose de ne plus se concentrer que sur la tâche en elle-même, non le sens profond de cette tâche...
Satanné travail qui emporte avec lui les questions adolescentes... Vivement la retraite et le renouveau d'un questionnement travaillé par la vie et par la mort.
jeudi 25 septembre 2008
Il faut...
Dans la veine du Dictionnaire des Idées Reçues, une nouvelle rubrique sur ce qu'il faut faire et penser sans juger, ce qu'il faut accepter et répéter sans réfléchir:
Il faut:
- Aimer le 3 ème concerto de Rachmaninov.
Se demander à la suite si Hélène Grimaud le joue bien. Toujours préférer la version de Rachmaninov.
Il faut:
- Aimer le 3 ème concerto de Rachmaninov.
Se demander à la suite si Hélène Grimaud le joue bien. Toujours préférer la version de Rachmaninov.
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