lundi 9 juillet 2007

Mal au coeur de l'être humain, j'en ai trop vu ces derniers temps. Malade ce matin, je lis quelques blogs à droite à gauche, encore plus mal au coeur, j'avais oublié ca. Parler de soi à la Terre entière, tellement prétentieux. Qu'est-ce que je fous encore sur un blog dans un espèce d'entre-deux à mi-parler de soi! Une question de cible, tout ca...

10 commentaires:

-M- a dit…

La prétention, m'a t-il toujours semblé, n'est-elle pas plutôt de dénigrer la vie des autres ou pire priver ceux-ci de liberté sous couvert que toutes les vies se valent?
Je ne comprends pas pourquoi tu as ouvert ce blog si tu en détestes autant le principe.
A moins que tu n'assumes pas d'avoir toi aussi, cette envie de raconter ta vie.
En tous cas, ça m'énerve ce flottement.

A ta place, je fermerais ce blog et écrirais, juste pour moi.

-M- a dit…

Je comprends dés lors que tu aies activé la modération des commentaires ;-)

Anonyme a dit…

Bien des blogs ne permettent de se connecter que si l'on dispose d'un login accepté par son auteur.

Tu trouveras comment te fermer sans difficulté.

Et décision illogique : tu n'apprends rien sur ce blog à ceux qui ne te connaissent pas. Mais continueras à te dévoiler davantage à ceux qui connaissent d'autres facettes de toi.

Quoiqu'il en soit : triste nouvelle pour moi... Hélas !

-M- a dit…

Courage! Tu vas tous les niquer (et tu le sais)
(j'adoooore les parenthèses) et je remets le son....

P. a dit…

M: Finkielkraut...! Toi?

Je n'aime pas raconter MA vie aussi directement: le sentiment de ridicule prend le pas (à juste titre, me semble), petit être humain qui essaie piteusement de retenir l'attention de ses géniteurs, puis de ces congénaires. Il fait des grands signes dans tous les sens pour ne pas tomber dans l'anonymat; il s'épuise en gestes, en paroles, sans honneur qu'il est, pour dire "j'existe". Mais l'autre n'écoute pas, il s'en fout, il ne s'interesse qu'à lui-même et à son écho, comme tout un chacun; dans une conversation, ne se souvient que de ce qu'il a dit, lui, et non l'autre. Chacun ne pense qu'à lui, alors à quoi bon tant d'efforts...?

Et puis raconter sa vie, ce serait beaucoup trop se permettre d'exister, allons donc! Prendre de l'espace, se répandre, voler du temps, violer des gens.

Mais j'essaie, hein.

Hapax: J'ai enlevé les modérations, ca prend 2 fois plus de place dans la boite mail.

Anonyme a dit…

Un couchant des cosmogonies !
Ah, que la vie est quotidienne !
Et du plus loin qu’on s’en souvienne,
Comme l’on fut piètre et sans génie…


Si ce n'est que ça...

P. a dit…

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ? Une génération s'en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d'où il se lève de nouveau. Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits. Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent. Toutes choses sont en travail au-delà de ce qu'on peut dire; l'œil ne se rassasie pas de voir, et l'oreille ne se lasse pas d'entendre. Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. S'il est une chose dont on dise : Vois ceci, c'est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

Moi, l'Ecclésiaste, j'ai été roi d'Israël à Jérusalem. J'ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c'est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l'homme. J'ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; et voici, tout est vanité et poursuite du vent. Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.
J'ai dit en mon cœur : Voici, j'ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science. J'ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j'ai compris que cela aussi c'est la poursuite du vent. Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

Anonyme a dit…

Vanitas vanitatis et omnia vanitas... A mes yeux, un des plus beaux textes qui soit.

P. a dit…

Oui... Honnêtement, je ne l'avais jamais lu. Mais je trouve ce texte incroyable. Enfin trouvé un texte qui exprimait ces nuances et cette vision en contrepoint, à la fois amer et sublime, les fleurs du mal, cruel et tendre. Enfin bon, j'aime, quoi... Je le veux pour le mariage, le requiem, l'épitaphe:-)

Anonyme a dit…

Je le veux pour mon inhumation... en espérant que l'assistance se dira qu'il me correspondait (un peu) ! ;-)

Pour mon mariage, une préférence pour Ecclésiastes ch. 4, v.9 ss. (voici qui devient théologique !)