Je "crois" de moins en moins au triolet conscient, inconscient, préconscient. Ce n'est pas tant que je n'y crois pas, à vrai dire, c'est plutôt que derrière ces termes verbeux/baveux se cache une réalité on ne peut plus concrète et facilement appréhendable. Les choses dont on nous dit qu'elles sont inaccessibles le sont souvent fort peu: beaucoup de prétention pour désigner des choses simples (parfois moins simples, aussi). Et surtout, une sorte de sacralisation* du savoir: une question de pouvoir, bien évidemment. On a bien raison de sacraliser les choses si on ne veut pas qu'elles soient remises en cause...
En fait, ce que je reproche au terme "inconscient", c'est la connotation magique qu'il garde, ce sont les significations - ou pressions - inconscientes, justement, qui lui sont associées. Voila bien un mot-"pression". Encore aujourd'hui...! La psychanalyse, c'est le nouvel opium du peuple. Le psychanalyste-prêtre abuse de mots "sacrés", il donne l'ostie et le pardon avec un rituel tout aussi précis que les religions d'antant.
Pourtant, à lire les écrits de Freud, on se rend compte que son esprit est juste épris d'enfermement conceptuel (un esprit de conquête, un vrai scientifique, quoi;) ; il cherchait seulement à nommer des processus simples et pratiquement observables.
Pour moi, l'inconscient est surtout la somme de ces gestes qui sont devenus habitudes: je conduis ma voiture de manière automatique, mes gestes, qui étaient conscients au début, deviennent inconscients par la suite. Si je veux changer ma manière de conduire parce qu'elle n'est pas adaptée, je dois revenir sur ces automatismes pour essayer de savoir quelles associations se sont faites naturellement au moment où j'ai appris, pour les désolidariser et inventer ma nouvelle manière de conduire avec les éléments présents. (A approfondir)
Esprit confus, ce soir, bloubiboulga de mots. Je retourne à mon "Et Nietzsche a pleuré" qui m'a poussé à écrire cela: Freud y est décrit comme analysant les rêves et y cherchant les symboles. Oui, l'être humain est un être de symbole qui travestit les réalités cachées... Ou seulement des réalités oubliées...
*(une question à aborder: comment sacraliser les choses? Une piste: les décontextualiser)
vendredi 28 septembre 2007
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