dimanche 7 novembre 2010

Privé de public

Il faut réfléchir sur les limites entre le privé et le public. Qu'est-ce qui est de l'ordre de l'intimité ?

A cette question, il y a une multitude de réponses en fonction du pays dans lequel on se situe. Et cette rélativité est intéressante : par exemple, au Maroc, montrer un bras s'avère être une chose des plus impudique, tandis que l'on peut parler de règles ou de détails scabreux sans choquer. Etre triste, là bas, et le dire, ce sera sans doute la plus grande des impudeurs.

A côté de cette dispersion synchronique, il y a également une dispersion diachronique : avec le temps, la frontière entre privé et public se déplace sous l'influx de nouvelles technos comme Facebook.

Bref, il y aurait un vrai grand travail de sociologue bien passionnant à faire sur le sujet... Encore un.

Le sans commentaire du week-end

Je n'aime pas les idées reçues. Une idée devient reçue quand on ne la questionne plus, quand la réponse est automatique et semble évidente. Et c'est à ce moment que j'interviens, quand une idée devient un argument d'autorité.

Tiens d'ailleurs, pour mon petit Noël, il existe une collection Idées Reçues...

lundi 1 novembre 2010

L'autorité n'est pas autre chose qu'une affaire de croyance, de religion dans son sens le plus étendu


Je pense beaucoup à ce qu'est l'autorité en ce moment (j'y pense... et puis j'oublie), et aussi à son corollaire le pouvoir. J'y pense et je me demande ce qui a pu pousser des gens à aller à l'église tous les dimanches, à subir des sermons (pas forcément dégueulasses, même plutôt plaisants, parfois), à accepter un cérémonial religieux sentencieux qu'un enfant regarderait très étonné (mais pourquoi font-ils donc ca?).

Qu'est-ce que l'autorité, donc ? Doit-elle être forcément ce qu'on ne remet pas en cause, ce qui est sacré (pour moi, le sacré = ce qui ne peut être remis en cause, sous quelque forme que ce soit), un consensus que personne ne peut remettre en cause ? Ou bien tout le contraire? Justement quelque chose que l'on peut questionner ? Qui est capable d'abosorber les coups de la remise en question?

Ne respecte-t-on pas que ce que l'on ne questionne pas...?

Et qu'est-ce qui fait que je vais pouvoir adhérer à une pensée? Lui donner du crédit et ma confiance? Qu'est-ce qui fait que je vais me soumettre quand j'ai la possibilité de penser par moi-même, de penser, repenser, dépenser, repanser. On confie l'autorité à une autorité que l'on croit supérieure. Mais si l'on efface la hiérarchie et le supérieur, si je me pense supérieur, alors comment faire pour reconnaître une autorité?

L'information, c'est bien connu, c'est le pouvoir.
La démocratisation de l'information par le biais de l'internet brise la hiérarchie.
Le pouvoir politique n'est plus que factice aujourd'hui.

Alors comment rétablir une autorité :
- Se poser comme supérieur, au nom d'une force occulte quelconque : une monarchie de droit divin, reste à réinventer le dieu.
- Se poser comme une référence, un radeau dans la mer contre vents et marées, être une figure parentale stable et éternelle quand les gouvernments se succèdent : la monarchie, où le roi représente l'autorité, la référence, sans être le pouvoir, il garantit le respect et la légitimité (à penser: peut-être que la monarchie n'est pas le pire des réigmes dans le rétablissement d'une autorité?)
- Etre supérieur, montrer qui est le plus fort, comme à l'école où le gros barraque (barrack?) impose sa loi : une dicature militaire
- Se poser comme légitime, au nom d'une vraie supériorité, reconnue de tous : la démocratie.

En passant, il faudra réécrire sur la société féodale sur laquelle semble fonctionner notre société. Lorsque l'autorité centrale a été démembrée, ce qui est le cas aujourd'hui, il faut s'octroyer une part du gâteau comme le font les entreprises du CAC, état dans l'état : c'est donc une féodalité où les seigneurs sont les entreprises, chapelles autour desquels se regrouperaient les vassaux-employés. Les vassaux recoivent aide matérielle et protection sociale de l'entreprise, ce qui les en rend dépendant. Les vassaux, en échange, devait foi et hommage au suzerain; à notre époque, on parler de "coporate". Je dois creuser ce qu'est le "coroporate".