La société française est beaucoup plus indienne qu'on ne l'imagine et les castes sociales, bien plus prégantes. Mais pourquoi donc ce besoin...?
Hier, à table, cet espèce de con, à peine sorti des couches culottes de l'école, qui parle de secrétaires comme de bonnes viandes à niquer, alors qu'il pisse dans son froc devant la directrice marketing. Moi, ca me fait marrer. Ca me fait penser au début de Belle du Segineur sur les relations de pouvoir à la SDN. Et cet autre qui est très fier de lui-même depuis la nuit des temps mais que le fric a rendu encore plus puant. Il y en a même une qui a eu l'audace de me demander mon salaire pour "situer" (sic): elle avait une sale tronche de dégénérée, j'ai préféré ne pas lui répondre. Faut viser très haut pour être entouré de gens simples...
vendredi 16 novembre 2007
mardi 16 octobre 2007
Fermé pour cause de sentiments différents...
Reviendrai p'tet dans un jour, un mois, un an.
La maturation fût lente, mais enfin, j'accouche de ma volonté: me tirer de l'univers du blog. En avant la vie!
La maturation fût lente, mais enfin, j'accouche de ma volonté: me tirer de l'univers du blog. En avant la vie!
dimanche 14 octobre 2007
Le sombre avenir du marketing...
" On vante l'efficacité marketing d'une relation entièrement personnalisée entre un marchand et son client, une personnalisation de l'offre et du message, fondée sur une parfaite connaissance du second par le premier. Le one-to-one serait la solution marketing à tous les problèmes rencontrés par les sites marchands ! Surtout, on a la possibilité de modéliser et d'automatiser cette mécanique marketing. On imagine que l'application one-to-one est à même d'élaborer une représentation fidèle et fonctionnelle du client, et que cette représentation permet, à partir de l'exécution de quelques règles, de déduire ses attentes et d'y répondre. Si l'idée du one-to-one est séduisante, ce qui me gène dans son développement technique, c'est le peu de place laissée à la créativité ! " E-commerce N°14 - 01/09/2001 - Yann ClayessenSelon moi, le marketing one-to-one repose sur l’illusion de l’objectivité et de l’omnipotence. En effet, les bases de données ont un objectif identifiable de modélisation du client, de prédiction de son comportement. Elles reposent donc sur une hypothèse de scientificité du comportement humain et de son libre arbitre. Il est évident qu’une certaine dose de répétition des comportements d’achat est repérable, mais elle n’est repérable que sur le passé, en aucun cas sur le futur. Comme le dit le philosophe Robert W. Elliott, l’histoire est plus que fortuite et moins que nécessaire. Tout au plus existe-t-il un style. En suivant son exemple, l’œuvre de Mozart est tout à fait modélisable. Pour autant, personne n’est capable de savoir l’œuvre que Mozart aurait écrit par la suite s’il n’était pas mort, puisque chaque œuvre modifie l’ensemble du corpus. L’illusion sur laquelle repose le marketing one-to-one est donc celle d’un monde figé, d’un monde cartésien.
Ce monde cartésien omet l’être, qu’Husserl tente de remettre à sa place avec la phénoménologie. C’est bien l’une des grandes découvertes de notre siècle, la physique quantique, qui explique que le fait d’observer une particule change la manière de se mouvoir de cette particule. Jusqu’alors, le scientifique s’était placé en simple observateur objectif et comptable. La phénoménologie nous enseigne que rien que notre existence et notre « vision » modifient ce que l’on regarde. Aussi, le marketing one-to-one qui cherche à se placer en réceptacle invisible et objectif qui comblerait les désirs du consommateur ne se rend-il pas compte qu’il change lui-même les règles du jeu à chaque intervention.
Par ailleurs, l’idée du marketing one-to-one est tout à fait séduisante mais elle repose sur l’illusion du contrôle et sur l’omnipotence de l’enfant : l’entreprise comblerait de manière magique les désirs du consommateur-enfant. Au fond, l’on se rend compte que l’idée de contrôle est tout à fait rassurante, mais non valable. Ainsi, l’on se contenterait de mettre en place d’énormes bases de données, véritables machines à gaz extrêmement coûteuses, dont le rôle ne serait tout au plus que de suivre et retracer les évolutions des clients, non de les prédire. Et pour reprendre une des pensées de l’ancien ambassadeur du Liban, Monsieur Blanc, rien n’a été plus beau que l’émergence de l’opposition et de la contradiction au sein d’une Russie soviétique qui cherchait à tout contrôler.
samedi 6 octobre 2007
Etude éthnologique
L'homme d'affaires est une espèce bizarre. Plongée trop jeune dans les plus hautes sphères, je n'ai pas eu le temps de m'habituer par étapes aux sommets décisionnels.
Me voilà donc à attendre l'embarquement à Francfort au lounge d'Air France (carte Flying Blue oblige) et à en tirer quelques conclusions:
1) L'homme d'affaires est toujours informé de ce qui se passe dans le monde. On peut croire que c'est un surhomme; c'est juste qu'il a beaucoup de temps pour lire tous les journaux dans les aéroports.
2) L'homme d'affaires a un carnet d'adresses incroyable; cela se paie à force de diners offerts par la société.
Me voilà donc à attendre l'embarquement à Francfort au lounge d'Air France (carte Flying Blue oblige) et à en tirer quelques conclusions:
1) L'homme d'affaires est toujours informé de ce qui se passe dans le monde. On peut croire que c'est un surhomme; c'est juste qu'il a beaucoup de temps pour lire tous les journaux dans les aéroports.
2) L'homme d'affaires a un carnet d'adresses incroyable; cela se paie à force de diners offerts par la société.
3) L'homme d'affaires a des avis sur tout. S'occuper de ce qui ne le regarde pas est son passe-temps favori; cf loi n°1
vendredi 28 septembre 2007
L'inconscient de l'inconscient
Je "crois" de moins en moins au triolet conscient, inconscient, préconscient. Ce n'est pas tant que je n'y crois pas, à vrai dire, c'est plutôt que derrière ces termes verbeux/baveux se cache une réalité on ne peut plus concrète et facilement appréhendable. Les choses dont on nous dit qu'elles sont inaccessibles le sont souvent fort peu: beaucoup de prétention pour désigner des choses simples (parfois moins simples, aussi). Et surtout, une sorte de sacralisation* du savoir: une question de pouvoir, bien évidemment. On a bien raison de sacraliser les choses si on ne veut pas qu'elles soient remises en cause...
En fait, ce que je reproche au terme "inconscient", c'est la connotation magique qu'il garde, ce sont les significations - ou pressions - inconscientes, justement, qui lui sont associées. Voila bien un mot-"pression". Encore aujourd'hui...! La psychanalyse, c'est le nouvel opium du peuple. Le psychanalyste-prêtre abuse de mots "sacrés", il donne l'ostie et le pardon avec un rituel tout aussi précis que les religions d'antant.
Pourtant, à lire les écrits de Freud, on se rend compte que son esprit est juste épris d'enfermement conceptuel (un esprit de conquête, un vrai scientifique, quoi;) ; il cherchait seulement à nommer des processus simples et pratiquement observables.
Pour moi, l'inconscient est surtout la somme de ces gestes qui sont devenus habitudes: je conduis ma voiture de manière automatique, mes gestes, qui étaient conscients au début, deviennent inconscients par la suite. Si je veux changer ma manière de conduire parce qu'elle n'est pas adaptée, je dois revenir sur ces automatismes pour essayer de savoir quelles associations se sont faites naturellement au moment où j'ai appris, pour les désolidariser et inventer ma nouvelle manière de conduire avec les éléments présents. (A approfondir)
Esprit confus, ce soir, bloubiboulga de mots. Je retourne à mon "Et Nietzsche a pleuré" qui m'a poussé à écrire cela: Freud y est décrit comme analysant les rêves et y cherchant les symboles. Oui, l'être humain est un être de symbole qui travestit les réalités cachées... Ou seulement des réalités oubliées...
*(une question à aborder: comment sacraliser les choses? Une piste: les décontextualiser)
En fait, ce que je reproche au terme "inconscient", c'est la connotation magique qu'il garde, ce sont les significations - ou pressions - inconscientes, justement, qui lui sont associées. Voila bien un mot-"pression". Encore aujourd'hui...! La psychanalyse, c'est le nouvel opium du peuple. Le psychanalyste-prêtre abuse de mots "sacrés", il donne l'ostie et le pardon avec un rituel tout aussi précis que les religions d'antant.
Pourtant, à lire les écrits de Freud, on se rend compte que son esprit est juste épris d'enfermement conceptuel (un esprit de conquête, un vrai scientifique, quoi;) ; il cherchait seulement à nommer des processus simples et pratiquement observables.
Pour moi, l'inconscient est surtout la somme de ces gestes qui sont devenus habitudes: je conduis ma voiture de manière automatique, mes gestes, qui étaient conscients au début, deviennent inconscients par la suite. Si je veux changer ma manière de conduire parce qu'elle n'est pas adaptée, je dois revenir sur ces automatismes pour essayer de savoir quelles associations se sont faites naturellement au moment où j'ai appris, pour les désolidariser et inventer ma nouvelle manière de conduire avec les éléments présents. (A approfondir)
Esprit confus, ce soir, bloubiboulga de mots. Je retourne à mon "Et Nietzsche a pleuré" qui m'a poussé à écrire cela: Freud y est décrit comme analysant les rêves et y cherchant les symboles. Oui, l'être humain est un être de symbole qui travestit les réalités cachées... Ou seulement des réalités oubliées...
*(une question à aborder: comment sacraliser les choses? Une piste: les décontextualiser)
dimanche 23 septembre 2007
Réclamation
Monsieur,
Suite à notre conversation du 23 septembre, je souhaiterais porter à votre connaissance le fait que nous manquons assiduement d'ampoules pour lampes à pied (et non d'ampoules pour pieds à lampe, comme je me le suis laissée entendre dire, encore moins de poules à pieds ampoulés) et attire votre attention sur le fait que le mot ampoule semble provenir (selon ma sagace intelligence) de lampe: ainsi, lampe -> l'ampoule. Le "l'" semble donc bien être une faute entrée dans les moeurs, et je ne pas tombe pas, à l'instar de tout un chacun, dans le vicieux piège. Aussi, pourriez-vous me rapporter une lampoule (a moins que vous ne souhaitassiez que nous l'appelames desormais lampette comme dans l'exemple chausse -> chaussette, ou lampure comme dans le contre-exemple chausse -> chaussure) de format vis et de culot étroit. Quant au Watter (ou watture, ou Wouah la tête), je n'en ai pas le soupcon d'une idée. Débrouillez-vous.
Avec tous mes sentiments les plus distingués et les plus profonds envers votre endroit,
Suite à notre conversation du 23 septembre, je souhaiterais porter à votre connaissance le fait que nous manquons assiduement d'ampoules pour lampes à pied (et non d'ampoules pour pieds à lampe, comme je me le suis laissée entendre dire, encore moins de poules à pieds ampoulés) et attire votre attention sur le fait que le mot ampoule semble provenir (selon ma sagace intelligence) de lampe: ainsi, lampe -> l'ampoule. Le "l'" semble donc bien être une faute entrée dans les moeurs, et je ne pas tombe pas, à l'instar de tout un chacun, dans le vicieux piège. Aussi, pourriez-vous me rapporter une lampoule (a moins que vous ne souhaitassiez que nous l'appelames desormais lampette comme dans l'exemple chausse -> chaussette, ou lampure comme dans le contre-exemple chausse -> chaussure) de format vis et de culot étroit. Quant au Watter (ou watture, ou Wouah la tête), je n'en ai pas le soupcon d'une idée. Débrouillez-vous.
Avec tous mes sentiments les plus distingués et les plus profonds envers votre endroit,
Le sans commentaire du week-end
Tu es Facebook ou tu es MySpace? Tu es Meetic ou Pointcommuns.com? Tu es Viaduc ou tu es LikedIn? Dis-moi quel site tu fréquentes, je te dirai qui tu es. Et moi, qui je hais...
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