jeudi 1 mai 2008

Scaphandre

Qu'y a-t-il de pire qu'un scaphandre mental? Il tue le papillon avant éclosion...

Il brûle encore...

"Finalement, tout ça se réduit à un excès d'informations sur nous-mêmes. Autrefois, on pouvait s'ignorer. On pouvait garder ses illusions. Aujourd'hui, grâce aux médias, au transistor, à la télévision surtout, le monde est devenu excessivement visible. La plus grande révolution des temps modernes, c'est cette soudaine et aveuglante visibilité du monde. Nous en avons appris plus long sur nous-mêmes, au cours des dernières trente années, qu'au cours des millénaires, et c'est traumatisant".
Romain Gary, L'angoisse du roi Salomon

"Si tu veux comprendre la part que joue le sourire dans mon oeuvre - et dans ma vie - tu dois te dire que c'est un réglement de comptes avec notre "je" à tous, avec ses prétentions inouïes et ses amours élégiaques avec lui-même."
Romain Gary, La nuit sera calme

mercredi 23 avril 2008

J'ai toujours rêvé de reproduire la magique mécanique d'un distributeur de canettes. Toujours fascinée par cet objet merveilleux, j'ai tenté d'inventer des distributeurs. En vain.

vendredi 18 avril 2008

Pour une 6ème République

Le sans commentaire du week-end

Chat-bite, de la balle; Chabal, de la bite.

Passager clandestin de la vie

Plus je monte dans la hiérarchie, moins j'bosse et plus les conflits sont tamisés. Oui, pas de conflit tout en haut, tout arrive déformé, loin des réalités de la vie, qui crie, qui hurle à longueur de temps.

C'est normal, plein d'échelons n'ont pas osé dire à quel point c'était la merde. Une pâle réalité déformée de la vie parvient tout en haut, faute de gens qui osent. Ambiance feutrée, tu préfères te taire, comme tout le monde, pas de rebellion qui point, point de révolte, marche au pas. Tu attends ton tour pour être "chef", glisse-toi dans la peau civilisée du "chef", doucement. Rien faire et laisser dire. Va dans le sens du poil de l'autre, ta pelisse à toi ne sert à rien.

Ton avis, que nenni. Sans queue ni que ta mère, assassin de la police, au moins.

dimanche 9 mars 2008

Babel et le langage universel Mac Do

En quête de sensations fortes et de nouvelles découvertes, j'ai décidé de tester un Mac Do à Chicago; un big mac pour être plus précise. Je suis heureuse de découvrir qu'à quelques 7058km de distance, le goût de mon Big Mac préféré n'a pas changé. Pleine de naïveté, je me demande si ce sera le cas à Tucson et à New York...

La ville de Chicago, en elle-même, est superbe et a cette espèce de beauté glacée (au sens propre comme au figuré: hier, -10°C) que lui confèrent les immeubles tout de miroirs vêtus. Ils semblent être les seuls habitants géants de la ville, et je me promène parmi eux dans des rues désertes, comme un nourisson entouré d'adulte: oui, vraiment, ils en imposent ces skyscraper, je n'ose pas trop les aborder de front de peur que la Sears Tower ne me toise de sa hauteur ou que la Water Tower ne laisse échapper un dragon. La Tour de Babel n'a qu'à bien se tenir!