mardi 5 août 2008

Vrac de pensées

  • Une source d'étonnement: ce qui nous donne la vie est aussi ce qui nous donne la mort. L'oxygène nous fait vivre autant qu'il oxyde nos cellules (comme il oxyde le zinc).
  • Je crois que je suis si désabusée que je suis du genre mystique potentielle.
  • L'espoir n'est pas une stratégie.
  • Je reproche au philosophe d'ériger en symbole existentiel et sublime un de ses problèmes personnel et relativement banal, au fond, mais sublimé par son orgueil démesuré.
  • J'aime les chat-bite car il offusque les conformistes, consterne les bourgeois et réjouit les gamins.
  • Je préfère le cinéma au théâtre. L'un est seulement l'ancêtre de l'autre et le principe de sélection naturelle et d'adaptation à l'environnement m'invite à choisir le cinéma.

lundi 4 août 2008

Le sans commentaire de la semaine

Quelle est la différence entre un fou et un original?

Le portefeuille.

Il ne me reste plus qu'à devenir riche.

mardi 29 juillet 2008

L'oisiveté est mère de tous les... hommes

Une petite musique me trotte dur dans la tête en ce moment: je crois que l'humain, tel que nous le connaissons, est le fils de l'oisiveté. Que l'art, qui ne sert pas à chasser, que la musique, qui n'est pas utile à se camoufler, sont les fondements de notre civilisation et de notre "être" humain.

Bref le temps que nous économisions à ne pas chasser, nous l'avons pris à d'autres activités que nous avons du créer. L'ennui, comme élément clé de l'invention humaine.

lundi 14 juillet 2008

Le sans commentaire du week-end

Ma médiocrité, par rapport aux exigences que ma conscience m'impose, me hante, me laissant toujours insatisfaite. Ma seule consolation reste alors de me contenter d'être la meilleure avec les critères du commun des mortels... Au moins çà.

mardi 17 juin 2008

Antan en emporte le vent

C'est drôle de regarder comment les petits enfants se racontent ou s'expliquent leur histoire. Etudier la mythologie archaïque de tout un chacun, c'est peut-être retrouver ce qui a motivé les mythologies d'antan.

Et de me souvenir de cette chose étonnante: la manière dont une de mes amies a expliqué, toute petite, l'abandon par son père. Elle n'avait pas du tout compris qu'il était parti en lâche de la maison. Pour elle, il avait dit "non" le jour du mariage avec sa mère. Et ce n'est que bien plus tard qu'elle comprit la vérité.

Elle avait, contre ce qu'on lui imposait, magnifié l'acte de ce père absent. Il était le véritable héros, qui, seul contre tous, avait su dire non... Ce n'était pas bien, ce qu'il avait fait et elle savait qu'il lui fallait le penser, mais elle admirait secrètement le geste tel qu'elle l'avait interprété.

dimanche 8 juin 2008

Internet, la médiocratie au pouvoir?

Avec le web 2.0 et la possibilité pour tout un chacun d'écrire ce que bon lui semble, émerge une nouvelle donne du pouvoir. Des gens comme Kamini, ou comme Max Bloublil n'auraient sans doute pas émergé sans l'Internet. C'est aussi le syndrome Loft où tous les quelconques peuvent trouver une place et être médiatisés, tout aussi vite qu'ils retombent dans l'oubli, souvent.

J'en vois qui déjà s'insurgent contre l'Internet et la médiocratie populaire. Incapables de juger par eux-mêmes, ils s'en remettent aux élites classiques, celles qui ont l'argent et les bonnes relations, aux élites qui auraient peur que l'Internet piétine leurs plates-bandes.

Je trouve au contraire que l'Internet vient rééquilibrer le jeu de dés pipés du monde. Certes, beaucoup de déchets sur la toile, mais parfois de rares perles, l'Internet décongestionne la sacralisation du pouvoir.

Mais le pouvoir doit-il toujours être sacré? N'est-ce pas de là qu'il tire son pouvoir, justement? Trop vaste question, pour un matin de juin qui s'annonce froid...

samedi 7 juin 2008

Et si, et si...

Si j'étais producteur, il y a bien longtemps que je l'aurais fait monter sur les planches. Certaines personnes ont des talents rares, qui mériteraient d'être connus. Celle-là, je l'aurais placé dans un one-man show tragi-comique, dans une pièce si éxagérement triste que l'effet s'inverserait en fou rire permanent. Cette autre, je l'aurai bien vu relancer un mouvement encore confidentiel de la musique mais qui aurait pu prendre: la remise au goût du jour de musique des années 40 version samplée (Princess Crocodile par exemple). Elle a du moins cette touche "petite femme française des quartiers populaires" et on la verrait bien chanter "Mon homme". Cette autre, il faut qu'elle se dirige vers la recherche, c'est une évidence. Ce n'est pas encore son choix, j'espère qu'elle le comprendra à temps, c'est-à-dire avant les enfants.

Et moi, quel est donc mon autre talent que de repérer celui des autres? Pauvre Grenouille du Parfum, incapable de se sentir soi-même, et qui a du développer une surcapacité à comprendre ou imaginer comprendre le talent des autres pour voir où était le sien... Car mon seul talent serait de repérer ces talents, de donner par là une vue sur ce qu'est mon monde, différent de celui des autres mais dans lequel d'épanouit un désir encore inconscient de ces mêmes autres. Faire émerger l'inconscient collectif, pas moins, mettre un mot sur une chose encore inexistante verbalement, mais qui existait confusément à l'état de germe.