A la recherche d'une définition de l'objectivité et de l'émotion, ce soir.
L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...
Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.
L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)
mardi 10 mars 2009
dimanche 14 décembre 2008
Cherche l'enfant dans l'adulte
La société fonctionne sur des "mythes" qu'elle fabrique au jour le jour. Ces mythes sont diffusés par quelques sources influentes qu'il faut simplement connaître: puis diffuser à son tour. Aimer vraiment un livre ou un film? Surtout ne dire que ce qui est socialement acceptable... Se trouver aussi des auteurs à citer pour le diners en ville. Se valoriser d'être entre gens de compagnie fréquentable.
Mais où est-il, celui qui aime simplement les choses, sans apriori? Avec grandeur et noblesse de coeur. Cet homme profond qui n'a que lui-même pour guide, dont les instincts profonds sont l'unique boussole? Car une fois déchu du paradis de l'enfance, comment croire encore? Pour de vrai et sincèrement, sans cynisme ni amertume... J'ai perdu en moi l'enfant.
Mais où est-il, celui qui aime simplement les choses, sans apriori? Avec grandeur et noblesse de coeur. Cet homme profond qui n'a que lui-même pour guide, dont les instincts profonds sont l'unique boussole? Car une fois déchu du paradis de l'enfance, comment croire encore? Pour de vrai et sincèrement, sans cynisme ni amertume... J'ai perdu en moi l'enfant.
Temps qu'à faire
La vie est vaine, voilà une chose dont personne ne doute plus. Tout ce que nous y faisons aussi: aucune sorte d'intérêt. Seuls quelques hommes suffisent à faire tourner le monde, seuls quelques hommes font ce monde et restent vivant après leur mort. Et les autres? Ils fabriquent d'autres petits êtres humains, à défaut d'avoir été quelqu'un qui fit avancer quoi que ce soit...
Alors, plutôt que de ne rien faire de plus, autant en profiter pour soi. Dans cette entreprise, je suis ravie de me remettre à la musique. Pourquoi la musique, plutôt qu'Internet, le ciné, le théâtre ou la télé? Pourquoi pas, ca ne fait rien de plus à personne, mais je me dis que tant qu'à dépenser du temps à quelque chose, autant le faire dans la musique. Sans raison. Seulement par goût. Pour passer le temps. Le temps n'existe plus quand je joue du piano, c'est une parenthèse qui arrête ma vie sur musique. Et j'aime ces moments parfaits qui réussissent à m'abstraire du temps. Je le déteste, mon ennemi temps, et je suis heureuse de parfois lui résister, de l'oublier.
Alors, plutôt que de ne rien faire de plus, autant en profiter pour soi. Dans cette entreprise, je suis ravie de me remettre à la musique. Pourquoi la musique, plutôt qu'Internet, le ciné, le théâtre ou la télé? Pourquoi pas, ca ne fait rien de plus à personne, mais je me dis que tant qu'à dépenser du temps à quelque chose, autant le faire dans la musique. Sans raison. Seulement par goût. Pour passer le temps. Le temps n'existe plus quand je joue du piano, c'est une parenthèse qui arrête ma vie sur musique. Et j'aime ces moments parfaits qui réussissent à m'abstraire du temps. Je le déteste, mon ennemi temps, et je suis heureuse de parfois lui résister, de l'oublier.
samedi 15 novembre 2008
Portrait
Le week-end, pour compléter sa semaine, il achète des lampadaires chez Ikea. Pas ceux sur Internet car ils étaient vraiment trop chers. Il nous raconte les rideaux qu'il a trouvés.
D'une manière générale, il juge, mollement, le bien et le mal. Culture de droite en règle, conforme en tout point à ce que sa famille, puis l'école lui a inculquée. Collabo, complice de la vie quotidienne, il a une vie plate comme sa meuf. Chiant à mourir, aussi peu créatif que motivé, il est inspecteur des impôts. Même pas pointilleux, il s'avance mollement et sans conviction, pire sans passion et sans rêve. Le genre de bureaucrate taillé sur mesure: le rêve de l'état procédurier. Il ne moufte pas.
Le voit-on d'ailleurs? Pas vraiment. Une existence qui n'aura rien changé, comme tant d'autres. Un rôle déjà joué des milliers de fois par d'autres humains, interchangeables; il est sans goût, sans saveur, sans odeur.
D'une manière générale, il juge, mollement, le bien et le mal. Culture de droite en règle, conforme en tout point à ce que sa famille, puis l'école lui a inculquée. Collabo, complice de la vie quotidienne, il a une vie plate comme sa meuf. Chiant à mourir, aussi peu créatif que motivé, il est inspecteur des impôts. Même pas pointilleux, il s'avance mollement et sans conviction, pire sans passion et sans rêve. Le genre de bureaucrate taillé sur mesure: le rêve de l'état procédurier. Il ne moufte pas.
Le voit-on d'ailleurs? Pas vraiment. Une existence qui n'aura rien changé, comme tant d'autres. Un rôle déjà joué des milliers de fois par d'autres humains, interchangeables; il est sans goût, sans saveur, sans odeur.
Dominant-dominé, encore et toujours
Une pute visqueuse, un pote sournois, un Juda qui ne s'ignore pas, qui s'en amuse. L'autre en face ne voit rien, tendre, il se fait déchiqueter avec le sourire, donne, pardonne et ordonne qu'on le fouette encore...
Pourquoi? Pourquoi cherche-t-il à séduire celui qui l'humilie ouvertement et dans son dos? Pourquoi cherche-t-il à séduire, justement celui-là qui le méprise?
Pourquoi? Pourquoi cherche-t-il à séduire celui qui l'humilie ouvertement et dans son dos? Pourquoi cherche-t-il à séduire, justement celui-là qui le méprise?
mercredi 15 octobre 2008
Inventeur de bonheur
N'oublie jamais cela, petit: le bonheur ne peut être issu des désirs que la société t'impose. Satisfaire ces besoins de gloire sociale te créera étonnamment un terrible sentiment de vide.
Car non, ton bonheur n'est pas à l'endroit que tout le monde indique. Il est là où tu l'inventes. Dans cet espace qui n'est qu'à toi, que tu crées spontanément pour l'occasion. Et qui emporte les autres autour de toi, tout sidéré qu'ils sont de voir une autre perspective du bonheur se dessiner sous leur yeux.
La surprise est la clé du bonheur, la création de l'instant aussi, c'est la magie de l'enfance réinventée et revisitée. Féérique.
Alors va, vis et deviens, petit, qui tu es, tu as tant de pages à tourner.
Car non, ton bonheur n'est pas à l'endroit que tout le monde indique. Il est là où tu l'inventes. Dans cet espace qui n'est qu'à toi, que tu crées spontanément pour l'occasion. Et qui emporte les autres autour de toi, tout sidéré qu'ils sont de voir une autre perspective du bonheur se dessiner sous leur yeux.
La surprise est la clé du bonheur, la création de l'instant aussi, c'est la magie de l'enfance réinventée et revisitée. Féérique.
Alors va, vis et deviens, petit, qui tu es, tu as tant de pages à tourner.
jeudi 2 octobre 2008
La cause du malheur est toujours projetée à l'extérieur
Celui qui va mal sans identifier pourquoi, concrètement dans sa vie quotidienne, se tournera toujours vers les fausses raisons. Il recherchera les causes profondes dans sa famille, il creusera du côté d'un manque fictif qu'il s'inventera pour l'occasion, ne supportera pas entièrement le poids de son propre malheur, il se dira que c'est à cause de la belle-soeur de son oncle qui l'a toujours ignoré qu'il a s'est mis en colère ce jour-là...
Il ira voir ailleurs si j'y suis comme pour s'éviter, comme pour éviter de se regarder pour de vrai. Il se mentira. Peut-être même qu'on le croira.
Et si c'était vrai...?
Il ira voir ailleurs si j'y suis comme pour s'éviter, comme pour éviter de se regarder pour de vrai. Il se mentira. Peut-être même qu'on le croira.
Et si c'était vrai...?
Inscription à :
Commentaires (Atom)