mardi 10 mars 2009

Hypothèses sur l'objectivité

A la recherche d'une définition de l'objectivité et de l'émotion, ce soir.

L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...

Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.

L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)

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