En 1980, le premier regard que je lançais à ma mère lorsque je fus posée sur son ventre fut un regard d'étonnement: "mais qu'est-ce que je fous là?".
C'est du moins ce qu'elle m'a rapportée car je ne m'en souviens plus.
Sauf que l'impression reste vive: 27 ans plus tard, c'est toujours la même chose. Je regarde tout en étrangère -étrangère à moi-même, même- , étonnée, perplexe devant le monde qui se déroule, devant ces hommes qui se battent, qui se débattent, qui s'engueulent à la rigueur. Des envies de rire, souvent, extérieure que je suis, face à ce théâtre vivant. Je ne comprends pas, je ne saisis pas l'enjeu. Mais je ne demande qu'à apprendre à (en)jouer le monde plutôt quà m'en jouer...
mercredi 2 mai 2007
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