dimanche 9 septembre 2007

De la fierté comme sentiment non intégré au soi (et qu'on sort)

Ce que nous sommes n'est pas un choix que nous faisons de nous-mêmes. Il est une émanation, une signature de nous, qui n'a ni besoin de preuves, ni de justifications: je suis, et c'est ainsi, envers et contre toi.

L'être est donc un état de fait, et en tirer une quelconque fierté me répugne. Surtout, parce que la fierté est rapport à l'autre, elle est au fond attente de l'approbation de l'autre pour exister. La fierté provient d'une réussite non assumée intrinséquement, d'une réussite non intégrée.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

L'existence primant sur l'essence ??

P. a dit…

Oui, j'y avais pensé...

Anonyme a dit…

Et... finalement, non ?

P. a dit…

Ben, c'est la fierté que je voulais aborder, en fait, that was the point

Anonyme a dit…

Mais en l'abordant ainsi, tu heurtes mes conceptions mécaniques, philosophiques et théologiques (mais pas administratives, remarque) ! ;-)

Sous l'angle du "de la fierté comme symptôme d'un complexe d'infériorité", ça ne m'aurait pas choqué... (la modestie n'est-elle pas la forme suprême de l'orgueil ?)

Anonyme a dit…

Ce n'est pas incompatible, à vrai dire!

La modestie, comme la fierté, sont des sentiments qui sont hors de soi (selon le texte, hein, ce ne sont que de vagues suppositions qui m'amusent:-)

En fait, le dénominateur commun est la possible comparaison à l'autre, avec la possibilité de juger de ce qui est "bien" ou "mal" par rapport son propre cadre de valeur. Sauf que ce cadre change d'une personne à une autre (et donc la fierté serait une PROJECTION de la faiblesse de l'autre en rapport à ce que nous croyons etre le juste). Même chose pour la modestie...

Non, ce que je cherche, c'est l'"en-soi" (le "moi pur" de Valéry ou le "sur-homme" de Nietzsche?), l'existence pure, le bonheur d'être, simplement, sans rapport à.

Enfin bon, je ne suis pas très claire, ce soir...

Anonyme a dit…

Et pourqoi pas l'acte gratuit, pendant que tu y es ?? :-p