Démonstration du jour: l'émotion serait une conséquence de l'incompétence du cerveau à traiter un trop grand nombre d'informations. Au fond de l'émotion, se loge aussi le choix qui est peut-être LA définition de l'humain.
Partons de la théorie de l'homme machine de Descartes, qui évacue toute problématique émotionnelle. Elle est une pure abstraction de l'être humain, mais elle peut être intéressante à plusieurs égards.
Partons de l'ordinateur, si vous le voulez bien: l'ordinateur prend un décision suite à une programmation, il arbitre entre plusieurs paramètres pré-enregistrés la solution la plus adaptée. Pour l'expérience 1, imaginons qu'il arbitre son choix en se fondant sur les paramètres nommés "a", "c", "d", "f". La réponse donnée est A.
Refaisons cette même expérience, en changeant les paramètres pré-enregistrés. Pour l'expérience 2, nous choisissons d'avoir les paramètres "b", "c", "e", "f", "g". La décision prise est alors B.
Troisième expérience: nous regroupons les paramètres de l'expérience 1 et de l'expérience 2. La décision sera prise à partir des éléments "a", "b", "c", "d", "e", "f", "g". La décision est A.
Enfin, nous ajoutons une contrainte, une limite intellectuelle à l'ordinateur : l'ordinateur ne peut traiter que 5 paramètres en même temps. Le choix de ces paramètres a un impact fort sur la décision prise, puisque selon les paramètres choisis, on pourra tomber sur la décision A ou B.
Il s'agit là d'un conflit. Et c'est de ce conflit irrésolu que naît l'émotion.
Car comment va-t-il choisir parmi ces paramètres? Sur quels critères, va-t-il se fonder pour choisir les paramètres pertinents? Le temps lui est compté, il ne pourra pas tout analyser consciencieusement: il doit choisir. Choisir à partir de situations déjà connus... Travailler par analogie.
Une des capacités de l'être humain est alors la capacité à abstraire et à fonctionner par analogie (on rapproche la situation d'une situation similaire déjà vécue; cela suppose d'accepter une non-identité absolue), à remarquer les différences et les ressemblances, à computer le nombre de ressemblances et de différences pour élaborer des catégories. Les tests de QI ne font que ca: mesurer la capacité du candidat à identifier la ressemblance ou la différence.
C'est le choix qui fait l'être humain, ce choix obligatoire, parce que l'être humain ne peut pas tout engranger, parce qu'il est limité dans le temps et dans ses compétences. C'est le choix et la capacité à faire des analogies. Et c'est à cet endroit même que se loge l'émotion: le choix fondé sur la capacité d'analogie.
La volonté d'exhaustivité serait une soif de non-émotion. Ne pas vouloir choisir, c'est renoncer à son humanité.
Il y a des choses dans ce texte, beaucoup de choses à creuser pour le fluidifier, l'éclaircir, mais je sens une vérité profonde mais confuse qui s'en dégage: je le sens à défaut de le calculer. Parce que je suis humaine...
mardi 10 mars 2009
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