La musique occidentale a pu évoluer rapidement grâce à l'écriture sous forme de partition (vers l'an 1000). En effet, la possibilité de la rendre abstraite a permis de complexifier la musique:
- la musique peut être allongée à l'"horizontale" et durer plusieurs heures,
- la musique peut être allongée à la "verticale" avec une complexité orchestrale et un nombre d'instruments accrus,
- la musique, enfin conservée par écrit (l'écriture permet désormais de la conserver), peut évoluer vers de nouvelles voies.
vendredi 20 novembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
Inventions du moment
Inventer :
- un lit berceau pour adulte ou un lit ronron-de-voiture-avec amortisseurs,
- un relève cuvette automatique,
- un matelas en eau pour l'été,
- un logiciel capable de transformer en partition un MP3,
- un logiciel capable de transformer une partition en accord harmonique,
- un logiciel qui centralise les mails et Facebook,
- un lecteur MP3 qui classe selon préférence (notamment en fonction des musiques que l'on écoute le plus et de CELLES QUE L'ON ZAPPE) --> Apple.
- un lit berceau pour adulte ou un lit ronron-de-voiture-avec amortisseurs,
- un relève cuvette automatique,
- un matelas en eau pour l'été,
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- un logiciel capable de transformer une partition en accord harmonique,
- un logiciel qui centralise les mails et Facebook,
- un lecteur MP3 qui classe selon préférence (notamment en fonction des musiques que l'on écoute le plus et de CELLES QUE L'ON ZAPPE) --> Apple.
lundi 16 novembre 2009
Mytho-logiques
Emmanuel Désveaux, directeur de l'EHESS, déclare dans un Hors-Série de Sciences Humaines sur Claude Levi-Strauss que la notion de consanguinité et la notion de ressemblance entre parents et enfants existent surtout en Occident. Pour les sociétés indiennes, par exemple, cette notion de ressemblance n'a pas de sens et apparaît très étrange au local.
Toujours très intéressant de voir les mythes sur lesquels s'est fondé l'Occident.
Toujours très intéressant de voir les mythes sur lesquels s'est fondé l'Occident.
Gauche ou droite ? C'est choisir l'abus qui est le plus acceptable...
En France, le CDI est le Saint Graal... Pourtant, en période de crise, j'en vois un certain nombre qui démissionne autour de moi : la pression est devenue invivable, le harcèlement moral insidieux. Alors, CDI fantoche, prison pour les deux partis ? Dans le système américain, un licenciement aurait peut-être eu lieu bien avant... Pour la santé morale et psychique des deux partis ? Pas plus sur...
En fait, ce qui est vicieux dans un système, c'est l'abus. Dans quel sens (vers l'entreprise ou vers l'employé) l'abus va-t-il être pensé ?Je me rends compte que choisir entre gauche et droite, c'est choisir le sens de cet abus potentiel... Tout système, sans abus, est valable. C'est à l'exercice de l'abus qu'une théorie doit être "travaillée". Il faut donc en étudier avant tout les effets pervers, car c'est vers eux que l'on se dirige toujours...
Tirer la théorie vers sa limite, vers son versant le plus négatif, est essentiel dans tout choix.
En fait, ce qui est vicieux dans un système, c'est l'abus. Dans quel sens (vers l'entreprise ou vers l'employé) l'abus va-t-il être pensé ?Je me rends compte que choisir entre gauche et droite, c'est choisir le sens de cet abus potentiel... Tout système, sans abus, est valable. C'est à l'exercice de l'abus qu'une théorie doit être "travaillée". Il faut donc en étudier avant tout les effets pervers, car c'est vers eux que l'on se dirige toujours...
Tirer la théorie vers sa limite, vers son versant le plus négatif, est essentiel dans tout choix.
Le sens-commentaire du week-end dernier
On ne dit pas vorace, mais ta race, ma mère.
C'est l'hallu finale.
Une vision d'erreur.
Une erreur de frappe à dingue.
C'est l'hallu finale.
Une vision d'erreur.
Une erreur de frappe à dingue.
jeudi 5 novembre 2009
Synesthète des mots
Les mots ne font pas sens pour moi en eux-mêmes... Dire "mon amour" a aussi peu de sens que "sel ou poivre"...
Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.
"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.
Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...
Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...
NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).
Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.
"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.
Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...
Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...
NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).
mercredi 4 novembre 2009
Les cris de l'oral
Pourquoi est-il si difficile d'exprimer le sentiment vrai et pur à l'oral sans ironie ? Pourquoi toute oralité détruit d'un coup la beauté d'une parole ? Pourquoi l'écrit, au contraire, est-il le seul à retranscrire fidèlement le sentiment, sans éprouver de honte ? L'écrit est pour moi le seul endroit de ma vérité. Voilà pourquoi écrire est sans doute si essentiel pour moi.
Il me reste toujours ce roman à écrire d'une relation muette entre un homme et une femme. Une relation qui ne s'exprime qu'à travers l'écrit et le corps. Une relation droit dans les yeux, droit au but, droit dans ses bottes. Parler au coeur directement.
Il me reste toujours ce roman à écrire d'une relation muette entre un homme et une femme. Une relation qui ne s'exprime qu'à travers l'écrit et le corps. Une relation droit dans les yeux, droit au but, droit dans ses bottes. Parler au coeur directement.
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