vendredi 18 avril 2008
Passager clandestin de la vie
C'est normal, plein d'échelons n'ont pas osé dire à quel point c'était la merde. Une pâle réalité déformée de la vie parvient tout en haut, faute de gens qui osent. Ambiance feutrée, tu préfères te taire, comme tout le monde, pas de rebellion qui point, point de révolte, marche au pas. Tu attends ton tour pour être "chef", glisse-toi dans la peau civilisée du "chef", doucement. Rien faire et laisser dire. Va dans le sens du poil de l'autre, ta pelisse à toi ne sert à rien.
Ton avis, que nenni. Sans queue ni que ta mère, assassin de la police, au moins.
dimanche 9 mars 2008
Babel et le langage universel Mac Do
La ville de Chicago, en elle-même, est superbe et a cette espèce de beauté glacée (au sens propre comme au figuré: hier, -10°C) que lui confèrent les immeubles tout de miroirs vêtus. Ils semblent être les seuls habitants géants de la ville, et je me promène parmi eux dans des rues désertes, comme un nourisson entouré d'adulte: oui, vraiment, ils en imposent ces skyscraper, je n'ose pas trop les aborder de front de peur que la Sears Tower ne me toise de sa hauteur ou que la Water Tower ne laisse échapper un dragon. La Tour de Babel n'a qu'à bien se tenir!
dimanche 23 décembre 2007
J'aurais voulu être un chercheur...
Je me suis perdue en route... Une série de mauvais choix, un ratage scolaire.
Ce matin, en me réveillant, je suis incapable d'expliquer pourquoi j'ai fait des études de lettres. Hier, j'ai rédigé le compte rendu de scolarité pour mon école de commerce et du justifier de la cohérence de mon parcours. J'ai encore réussi.
Mais ce matin, je suis triste, car je vois bien que je n'ai pas fait le bon choix… La nuit a travaillé mon cerveau, comme d'habitude, et je sais que j'ai menti aujourdh'ui. Menti pendant 7 ans. Je n'aurais pas voulu être un artiste: c'est même tout le contraire. J'aurais voulu être scientifique, j'aurais voulu décoder le code génétique.
J'ai un esprit particulier, très particulier, et je ne l'ai pas vu. Ou si, je le savais, mais j'ai préféré l'ignorer et me conformer à un idéal sociétal que je situais hors de ma sphère de maths et de beautés abstraites. Et cet idéal n'est pas moi.
J'aurais du voir que j'étais différente alors que toute petite, je jouais aux lego technique et passais mon temps à faire des inventions. J'aurais du voir que ce qui m'avait passionné dans un de mes jeux vidéo, n'était pas le jeu vidéo en lui-même, mais le fait de trouver la loi qui dirigeait tous les codes secrets me permettant d'accéder à tous les niveaux du jeu. J'aurais du voir que mon jeu préféré n'était pas les mots croisés mais le jeu des différences. J'aurais du comprendre que l'histoire et les histoires ne me plaisaient pas. J'aurais du ne pas ooublier tous les "Il était un fois la vie" que je dévorais, tous les "C'est pas Sorcier" que je ne ratais pas. J'aurais du comprendre, alors que j'achète avec une régularité déconcertante le magazine scientifique Cerveau et Psycho. J'aurais du comprendre, alors que le deuxième de la classe en maths, lui, a fait Polytechnique. J'aurais du ne pas oublier mon 16 en bio au bac, et mon intérêt en seconde pour les cellules totipotentes qui me semblait alors l'avenir de la biologie, ce qu'elles sont devenus. J'aurais du M'accorder plus d'importance, mais je considérais tous ces choix si originaux comme des excroissances ratées, or qu'ils étaient moi...
J'aurais voulu découvrir une loi dans le domaine de la santé... Et je suis triste de savoir qu'il y a un cerveau qui attend, un cerveau particulier, un cerveau fait pour la recherche en génétique...
Il faut écouter les choix d'enfant que l'on fait car ce sont eux, les plus importants.
samedi 15 décembre 2007
Je rêve d'une bobo catho et d'un patron du CAC coco
Déjà dans la salle, c'est un concours latent d'hormones: qui va prendre le leadership? La tension est à son comble. Et notre commercial national (un Maurice de Baycon-Les-Bruyères), très dubitatif à l'égard de la formation de type psychologisante, se renfrogne comme un gamin quand il ne réussit pas. Lui, il connaît la vie, il sait que ca ne se passe pas comme çà, que tout çà, c'est bien des conneries de psy. Il y a aussi Jean-Louis, l'ingénieur de haut gabarit qui la ramène sur son expérience, et se croit encore le fils unique qu'il a du être, mais dont le flot de paroles invite à voir en lui toutes les craquelures de sa personnalité. Qu'est-ce qu'il parle! Peut-être le plus honnête. Et puis, il y a aussi les femmes, toujours invisible dans ces situations, c'est étonnant... J'exagère, il y a la Bobo qui travaille dans une association humanitaire: elle lit Libé et Charlie Hebdo, ne la laisse pas tomber. Je me mets bien évidemment en dehors de cette description car je porte tristement sur moi tout un tas de codes: et oui, je suis habillée...
En tout cas, qu'est ce que nous sentons l'humain... Et c'est étrange de voir comme ces gens s'ingénient à s'auto-enfermer dans les propres cases de ce qu'ils montrent. C'est sans doute très rassurant que de suivre à la lettre un type de personnalité prédéfini. Ils en adoptent les codes à plaisir sans se demander si c'est vraiment "çà", sans même savoir qu'il s'agit de codes. Pire, ils défendent (logiquement) cette identité, et tâchent de conquérir le territoire-identité de l'autre en lui montrant que sa manière de vivre est la meilleure. L'éducation ne vise finalement qu'une chose: te faire choisir ta case. Et tes codes. Ta gueule!
Tiens, encore une chose qui vient apporter de l'eau à mon moulin: je crois profondément à une similitude entre le "macro" et le "micro". La personne n'est ni plus, ni moins qu'un territoire où il se partage un certains nombres de valeurs communes (sinon, guerre civile en soi). Je peux échanger avec mes voisins pour obtenir des ressources que je n'ai pas en interne. Je peux aussi être en guerre avec mon voisin si je n'arrive pas à échanger. Peut-être que c'est le problème de toute guerre: ne pas supporter la différence.
La différence, la démocratie, le rationnel, voil) qui m'emmène bien loin: c'est que toute situation "micro" porte en soi le germe d'un "macro"! Le tout est dans la partie...
vendredi 7 décembre 2007
Femme du monde
Mais ce soir, je ne fais rien. Tous mes amis proches sont loins. Quel dommage de ne pas profiter d'eux!
Je veux chanter pour ceux qui sont loin de chez moi...
lundi 3 décembre 2007
L'argent fait le bonheur
Bref, ce jeune trader est devenu mince, sa vie est heureuse et riche en événements. Il a trouvé une petite amie, beaucoup d'amis et de sorties. Et il aime son boulot.
Qu'on ne me dise pas après que l'argent ne fait pas le bonheur...! En tout cas, il a clairement fait le sien
samedi 1 décembre 2007
Le sans commentaire du week-end
Pareil pour le monde d'aujourd'hui: on peut tout contrôler, ce n'est pas pour autant qu'on sait en faire quelque chose.