lundi 23 mars 2009
Second degré
Je n'ai jamais réussi à articuler mon avis propre avec celui inculqué par les grands babouins dominants... I can't think the way I'm designed to. C'est plus fort que moi, Sorry. And bye.
De l'éducation
Je ne savais pas que la propagande existait encore. Je me suis rendue compte que les actuelles séries qui "cartonnent" sont absolument des propagandes. Car qu'est-elle, cette propagande, hormis la diffusion d'un modèle standard à appliquer?
Je les aime, là n'est pas le soucis, elles pansent blessures et soucis comme sucreries ou vêtements. Des anxiolytiques au même titre que l'alcool. Elles pansent nos blessures autant qu'elles pensent le monde tel qu'il devrait être: sucré et acide.
Au delà d'un débat qui semble incongru, à partir de quand peut-on parler de propagande? Et quand est-elle ressentie comme telle? Une vraie question de fond... Il faudrait y revenir dans une autre vie.
Je les aime, là n'est pas le soucis, elles pansent blessures et soucis comme sucreries ou vêtements. Des anxiolytiques au même titre que l'alcool. Elles pansent nos blessures autant qu'elles pensent le monde tel qu'il devrait être: sucré et acide.
Au delà d'un débat qui semble incongru, à partir de quand peut-on parler de propagande? Et quand est-elle ressentie comme telle? Une vraie question de fond... Il faudrait y revenir dans une autre vie.
mardi 17 mars 2009
Structure à liste
Voilà pourquoi je cherche tant la structure, la logique en toute chose, la mathématisation: il s'agit de ma propre recherche interne projetée sur le monde. A défaut de trouver la structure en moi, je la cherche comme personne en dehors.
mardi 10 mars 2009
Hypothèses sur l'émotion
Démonstration du jour: l'émotion serait une conséquence de l'incompétence du cerveau à traiter un trop grand nombre d'informations. Au fond de l'émotion, se loge aussi le choix qui est peut-être LA définition de l'humain.
Partons de la théorie de l'homme machine de Descartes, qui évacue toute problématique émotionnelle. Elle est une pure abstraction de l'être humain, mais elle peut être intéressante à plusieurs égards.
Partons de l'ordinateur, si vous le voulez bien: l'ordinateur prend un décision suite à une programmation, il arbitre entre plusieurs paramètres pré-enregistrés la solution la plus adaptée. Pour l'expérience 1, imaginons qu'il arbitre son choix en se fondant sur les paramètres nommés "a", "c", "d", "f". La réponse donnée est A.
Refaisons cette même expérience, en changeant les paramètres pré-enregistrés. Pour l'expérience 2, nous choisissons d'avoir les paramètres "b", "c", "e", "f", "g". La décision prise est alors B.
Troisième expérience: nous regroupons les paramètres de l'expérience 1 et de l'expérience 2. La décision sera prise à partir des éléments "a", "b", "c", "d", "e", "f", "g". La décision est A.
Enfin, nous ajoutons une contrainte, une limite intellectuelle à l'ordinateur : l'ordinateur ne peut traiter que 5 paramètres en même temps. Le choix de ces paramètres a un impact fort sur la décision prise, puisque selon les paramètres choisis, on pourra tomber sur la décision A ou B.
Il s'agit là d'un conflit. Et c'est de ce conflit irrésolu que naît l'émotion.
Car comment va-t-il choisir parmi ces paramètres? Sur quels critères, va-t-il se fonder pour choisir les paramètres pertinents? Le temps lui est compté, il ne pourra pas tout analyser consciencieusement: il doit choisir. Choisir à partir de situations déjà connus... Travailler par analogie.
Une des capacités de l'être humain est alors la capacité à abstraire et à fonctionner par analogie (on rapproche la situation d'une situation similaire déjà vécue; cela suppose d'accepter une non-identité absolue), à remarquer les différences et les ressemblances, à computer le nombre de ressemblances et de différences pour élaborer des catégories. Les tests de QI ne font que ca: mesurer la capacité du candidat à identifier la ressemblance ou la différence.
C'est le choix qui fait l'être humain, ce choix obligatoire, parce que l'être humain ne peut pas tout engranger, parce qu'il est limité dans le temps et dans ses compétences. C'est le choix et la capacité à faire des analogies. Et c'est à cet endroit même que se loge l'émotion: le choix fondé sur la capacité d'analogie.
La volonté d'exhaustivité serait une soif de non-émotion. Ne pas vouloir choisir, c'est renoncer à son humanité.
Il y a des choses dans ce texte, beaucoup de choses à creuser pour le fluidifier, l'éclaircir, mais je sens une vérité profonde mais confuse qui s'en dégage: je le sens à défaut de le calculer. Parce que je suis humaine...
Partons de la théorie de l'homme machine de Descartes, qui évacue toute problématique émotionnelle. Elle est une pure abstraction de l'être humain, mais elle peut être intéressante à plusieurs égards.
Partons de l'ordinateur, si vous le voulez bien: l'ordinateur prend un décision suite à une programmation, il arbitre entre plusieurs paramètres pré-enregistrés la solution la plus adaptée. Pour l'expérience 1, imaginons qu'il arbitre son choix en se fondant sur les paramètres nommés "a", "c", "d", "f". La réponse donnée est A.
Refaisons cette même expérience, en changeant les paramètres pré-enregistrés. Pour l'expérience 2, nous choisissons d'avoir les paramètres "b", "c", "e", "f", "g". La décision prise est alors B.
Troisième expérience: nous regroupons les paramètres de l'expérience 1 et de l'expérience 2. La décision sera prise à partir des éléments "a", "b", "c", "d", "e", "f", "g". La décision est A.
Enfin, nous ajoutons une contrainte, une limite intellectuelle à l'ordinateur : l'ordinateur ne peut traiter que 5 paramètres en même temps. Le choix de ces paramètres a un impact fort sur la décision prise, puisque selon les paramètres choisis, on pourra tomber sur la décision A ou B.
Il s'agit là d'un conflit. Et c'est de ce conflit irrésolu que naît l'émotion.
Car comment va-t-il choisir parmi ces paramètres? Sur quels critères, va-t-il se fonder pour choisir les paramètres pertinents? Le temps lui est compté, il ne pourra pas tout analyser consciencieusement: il doit choisir. Choisir à partir de situations déjà connus... Travailler par analogie.
Une des capacités de l'être humain est alors la capacité à abstraire et à fonctionner par analogie (on rapproche la situation d'une situation similaire déjà vécue; cela suppose d'accepter une non-identité absolue), à remarquer les différences et les ressemblances, à computer le nombre de ressemblances et de différences pour élaborer des catégories. Les tests de QI ne font que ca: mesurer la capacité du candidat à identifier la ressemblance ou la différence.
C'est le choix qui fait l'être humain, ce choix obligatoire, parce que l'être humain ne peut pas tout engranger, parce qu'il est limité dans le temps et dans ses compétences. C'est le choix et la capacité à faire des analogies. Et c'est à cet endroit même que se loge l'émotion: le choix fondé sur la capacité d'analogie.
La volonté d'exhaustivité serait une soif de non-émotion. Ne pas vouloir choisir, c'est renoncer à son humanité.
Il y a des choses dans ce texte, beaucoup de choses à creuser pour le fluidifier, l'éclaircir, mais je sens une vérité profonde mais confuse qui s'en dégage: je le sens à défaut de le calculer. Parce que je suis humaine...
Hypothèses sur l'objectivité
A la recherche d'une définition de l'objectivité et de l'émotion, ce soir.
L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...
Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.
L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)
L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...
Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.
L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)
dimanche 14 décembre 2008
Cherche l'enfant dans l'adulte
La société fonctionne sur des "mythes" qu'elle fabrique au jour le jour. Ces mythes sont diffusés par quelques sources influentes qu'il faut simplement connaître: puis diffuser à son tour. Aimer vraiment un livre ou un film? Surtout ne dire que ce qui est socialement acceptable... Se trouver aussi des auteurs à citer pour le diners en ville. Se valoriser d'être entre gens de compagnie fréquentable.
Mais où est-il, celui qui aime simplement les choses, sans apriori? Avec grandeur et noblesse de coeur. Cet homme profond qui n'a que lui-même pour guide, dont les instincts profonds sont l'unique boussole? Car une fois déchu du paradis de l'enfance, comment croire encore? Pour de vrai et sincèrement, sans cynisme ni amertume... J'ai perdu en moi l'enfant.
Mais où est-il, celui qui aime simplement les choses, sans apriori? Avec grandeur et noblesse de coeur. Cet homme profond qui n'a que lui-même pour guide, dont les instincts profonds sont l'unique boussole? Car une fois déchu du paradis de l'enfance, comment croire encore? Pour de vrai et sincèrement, sans cynisme ni amertume... J'ai perdu en moi l'enfant.
Temps qu'à faire
La vie est vaine, voilà une chose dont personne ne doute plus. Tout ce que nous y faisons aussi: aucune sorte d'intérêt. Seuls quelques hommes suffisent à faire tourner le monde, seuls quelques hommes font ce monde et restent vivant après leur mort. Et les autres? Ils fabriquent d'autres petits êtres humains, à défaut d'avoir été quelqu'un qui fit avancer quoi que ce soit...
Alors, plutôt que de ne rien faire de plus, autant en profiter pour soi. Dans cette entreprise, je suis ravie de me remettre à la musique. Pourquoi la musique, plutôt qu'Internet, le ciné, le théâtre ou la télé? Pourquoi pas, ca ne fait rien de plus à personne, mais je me dis que tant qu'à dépenser du temps à quelque chose, autant le faire dans la musique. Sans raison. Seulement par goût. Pour passer le temps. Le temps n'existe plus quand je joue du piano, c'est une parenthèse qui arrête ma vie sur musique. Et j'aime ces moments parfaits qui réussissent à m'abstraire du temps. Je le déteste, mon ennemi temps, et je suis heureuse de parfois lui résister, de l'oublier.
Alors, plutôt que de ne rien faire de plus, autant en profiter pour soi. Dans cette entreprise, je suis ravie de me remettre à la musique. Pourquoi la musique, plutôt qu'Internet, le ciné, le théâtre ou la télé? Pourquoi pas, ca ne fait rien de plus à personne, mais je me dis que tant qu'à dépenser du temps à quelque chose, autant le faire dans la musique. Sans raison. Seulement par goût. Pour passer le temps. Le temps n'existe plus quand je joue du piano, c'est une parenthèse qui arrête ma vie sur musique. Et j'aime ces moments parfaits qui réussissent à m'abstraire du temps. Je le déteste, mon ennemi temps, et je suis heureuse de parfois lui résister, de l'oublier.
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