Je me fous des bienséances,
Je me fous des convenances,
Je suis progressiste
mercredi 18 novembre 2009
lundi 16 novembre 2009
Mytho-logiques
Emmanuel Désveaux, directeur de l'EHESS, déclare dans un Hors-Série de Sciences Humaines sur Claude Levi-Strauss que la notion de consanguinité et la notion de ressemblance entre parents et enfants existent surtout en Occident. Pour les sociétés indiennes, par exemple, cette notion de ressemblance n'a pas de sens et apparaît très étrange au local.
Toujours très intéressant de voir les mythes sur lesquels s'est fondé l'Occident.
Toujours très intéressant de voir les mythes sur lesquels s'est fondé l'Occident.
Gauche ou droite ? C'est choisir l'abus qui est le plus acceptable...
En France, le CDI est le Saint Graal... Pourtant, en période de crise, j'en vois un certain nombre qui démissionne autour de moi : la pression est devenue invivable, le harcèlement moral insidieux. Alors, CDI fantoche, prison pour les deux partis ? Dans le système américain, un licenciement aurait peut-être eu lieu bien avant... Pour la santé morale et psychique des deux partis ? Pas plus sur...
En fait, ce qui est vicieux dans un système, c'est l'abus. Dans quel sens (vers l'entreprise ou vers l'employé) l'abus va-t-il être pensé ?Je me rends compte que choisir entre gauche et droite, c'est choisir le sens de cet abus potentiel... Tout système, sans abus, est valable. C'est à l'exercice de l'abus qu'une théorie doit être "travaillée". Il faut donc en étudier avant tout les effets pervers, car c'est vers eux que l'on se dirige toujours...
Tirer la théorie vers sa limite, vers son versant le plus négatif, est essentiel dans tout choix.
En fait, ce qui est vicieux dans un système, c'est l'abus. Dans quel sens (vers l'entreprise ou vers l'employé) l'abus va-t-il être pensé ?Je me rends compte que choisir entre gauche et droite, c'est choisir le sens de cet abus potentiel... Tout système, sans abus, est valable. C'est à l'exercice de l'abus qu'une théorie doit être "travaillée". Il faut donc en étudier avant tout les effets pervers, car c'est vers eux que l'on se dirige toujours...
Tirer la théorie vers sa limite, vers son versant le plus négatif, est essentiel dans tout choix.
Le sens-commentaire du week-end dernier
On ne dit pas vorace, mais ta race, ma mère.
C'est l'hallu finale.
Une vision d'erreur.
Une erreur de frappe à dingue.
C'est l'hallu finale.
Une vision d'erreur.
Une erreur de frappe à dingue.
jeudi 5 novembre 2009
Synesthète des mots
Les mots ne font pas sens pour moi en eux-mêmes... Dire "mon amour" a aussi peu de sens que "sel ou poivre"...
Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.
"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.
Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...
Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...
NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).
Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.
"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.
Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...
Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...
NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).
mercredi 4 novembre 2009
Les cris de l'oral
Pourquoi est-il si difficile d'exprimer le sentiment vrai et pur à l'oral sans ironie ? Pourquoi toute oralité détruit d'un coup la beauté d'une parole ? Pourquoi l'écrit, au contraire, est-il le seul à retranscrire fidèlement le sentiment, sans éprouver de honte ? L'écrit est pour moi le seul endroit de ma vérité. Voilà pourquoi écrire est sans doute si essentiel pour moi.
Il me reste toujours ce roman à écrire d'une relation muette entre un homme et une femme. Une relation qui ne s'exprime qu'à travers l'écrit et le corps. Une relation droit dans les yeux, droit au but, droit dans ses bottes. Parler au coeur directement.
Il me reste toujours ce roman à écrire d'une relation muette entre un homme et une femme. Une relation qui ne s'exprime qu'à travers l'écrit et le corps. Une relation droit dans les yeux, droit au but, droit dans ses bottes. Parler au coeur directement.
dimanche 25 octobre 2009
Une chanson courageuse : c'est pas marqué dans les livres
Script : Je le contemple m'aimer. Il me regarde avec le visage de l'amour, ce visage qui croit infiniment. Je me sens très loin de l'image qu'il projette, mais il nous porte pour deux. Je l'envie, parfois, de ressentir cela, j'aimerais lui voler sa place quelques instants pour sentir aussi fort qu'il ne semble sentir. Il veut me voir, telle que je suis, je détourne le regard.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton r'gard me déshabille,
Ton r'gard me démaquille,
Tu me cherches, je te trouve,
Je m'esquive, tu t'découvres.
Je me dérobe à tes yeux,
Je me cache de mon mieux,
Ton désir me transperce,
Me déchire, me renverse.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton regard se pose,
Me transpose, et moi j'ose,
Ton regard me mue,
Je suis belle enfin nue.
Tu ordonnes le silence,
Et me donne la cadence,
A me voir et me croire,
J'te vois dans mon miroir.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton regard d'amoureux
Me soutient pour deux,
Ton regard si sérieux
Me fait croire que j'peux,
Ton regard si solide
M'adoucit, me débride,
Ton regard m'ensorcelle,
M'épanouit, me révèle.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton r'gard me déshabille,
Ton r'gard me démaquille,
Tu me cherches, je te trouve,
Je m'esquive, tu t'découvres.
Je me dérobe à tes yeux,
Je me cache de mon mieux,
Ton désir me transperce,
Me déchire, me renverse.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton regard se pose,
Me transpose, et moi j'ose,
Ton regard me mue,
Je suis belle enfin nue.
Tu ordonnes le silence,
Et me donne la cadence,
A me voir et me croire,
J'te vois dans mon miroir.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
Ton regard d'amoureux
Me soutient pour deux,
Ton regard si sérieux
Me fait croire que j'peux,
Ton regard si solide
M'adoucit, me débride,
Ton regard m'ensorcelle,
M'épanouit, me révèle.
J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.
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