mardi 29 décembre 2009

Le sans commentaire du week-end

Parlons peu, parlons de moi.

mercredi 23 décembre 2009

Lettre à un ami

Profite de ce qui te fait du bien, "cherche ton bonheur partout". Tu es le mieux placé pour savoir ce qui te fait du bien à toi : "tu es la mesure de toute chose dans ta vie". Et j'ajouterai: la vie est courte, pas le temps de s'emmerder avec des choses qui font mal, mieux vaut rire de tout ca et éviter le tragique de bas étage, c'est tellement mieux!

Tu te poses des questions sur qui tu es au fond, mais dis-toi qu'il n'y a pas d'être en soi, pas de définition ferme de ce que nous sommes. Il n'y a pas d'identité profonde, d'être en soi, il ne sert à rien de rechercher le moi pur valéryen. Tu n'es pas ci ou ca à 100%. Tu es à un moment cette personne et un autre moment cette même personne avec des goûts différents. Ne cherche pas à te ranger dans une case. Commence par t'aimer et te trouver génial (car tu l'es). Et aussi trouver que t'as la classe, car c'est vraiment important ;-). Et aussi accepter qu'il n'y ait pas une vérité absolue de l'être... Les cases ne servent qu'aux êtres humains qui cherchent à posseder le monde, mais c'est une abstraction bien trop simpliste!

Et je te donnerai un dernier conseil, sens, ne passe pas par le cerveau, sens ce qui est bon pour toi, apprends à le savoir et à le sentir.

Mythes, cases, catégories et simplifications abusives

L'homme est la mesure de toute chose... Il n'y a pas de structure qui existe en dehors de l'humain. C'est l'humain qui projette des structures sur son environnement pour le maîtriser. Des structures d'ailleurs bien souvent simplistes (ou simplifiées, en fait) car abstraites (c'est toute la puissance ET la pauvreté de la matière mathématique... A creuser): propre/sale, bien/mauvais, chaud/froid.... La richesse de la vie ne saurait se résumer à ces quelques oppositions distinctives. Il faut se séparer de cette manière qu'a notre cerveau de vouloir simplifier et mythifier les choses pour pouvoir mieux les appréhender et les justifier dans le but de se rassurer. Mieux vaut rester humble et nuancé dans la quête de connaissance du monde, minutieux et respectueux, tout en point d'interrogation...

Et une fois que l'on a détruit toutes les structures inculquées par la société, il n'en reste plus qu'une de valable, celle que JE projette sur le monde : je suis la mesure de toute chose.

samedi 5 décembre 2009

Couple critique

Quand on est ado, on se compare à l'autre et on se sent minable, seul contre la masse. Alors on cherche un allié pour se défendre...

Adulte, c'est toujours la meme chose, on continue à se comparer à ses voisins. Sauf que l'on est deux. Et que la cellule de base devient le couple : alors on se compare couple à couple. A l'intérieur du couple, on se renforce sur la supériorité des choix que l'on fait par rapport à son couple voisin... Desperate housewifes, c'est ca.

L'être humain naît bon, la comparaison le corrompt...

vendredi 20 novembre 2009

Les cris du son

La musique occidentale a pu évoluer rapidement grâce à l'écriture sous forme de partition (vers l'an 1000). En effet, la possibilité de la rendre abstraite a permis de complexifier la musique:
- la musique peut être allongée à l'"horizontale" et durer plusieurs heures,
- la musique peut être allongée à la "verticale" avec une complexité orchestrale et un nombre d'instruments accrus,
- la musique, enfin conservée par écrit (l'écriture permet désormais de la conserver), peut évoluer vers de nouvelles voies.

mercredi 18 novembre 2009

Inventions du moment

Inventer :
- un lit berceau pour adulte ou un lit ronron-de-voiture-avec amortisseurs,
- un relève cuvette automatique,
- un matelas en eau pour l'été,
- un logiciel capable de transformer en partition un MP3,
- un logiciel capable de transformer une partition en accord harmonique,
- un logiciel qui centralise les mails et Facebook,
- un lecteur MP3 qui classe selon préférence (notamment en fonction des musiques que l'on écoute le plus et de CELLES QUE L'ON ZAPPE) --> Apple.

Triplet

Je me fous des bienséances,
Je me fous des convenances,
Je suis progressiste

lundi 16 novembre 2009

Mytho-logiques

Emmanuel Désveaux, directeur de l'EHESS, déclare dans un Hors-Série de Sciences Humaines sur Claude Levi-Strauss que la notion de consanguinité et la notion de ressemblance entre parents et enfants existent surtout en Occident. Pour les sociétés indiennes, par exemple, cette notion de ressemblance n'a pas de sens et apparaît très étrange au local.

Toujours très intéressant de voir les mythes sur lesquels s'est fondé l'Occident.

Gauche ou droite ? C'est choisir l'abus qui est le plus acceptable...

En France, le CDI est le Saint Graal... Pourtant, en période de crise, j'en vois un certain nombre qui démissionne autour de moi : la pression est devenue invivable, le harcèlement moral insidieux. Alors, CDI fantoche, prison pour les deux partis ? Dans le système américain, un licenciement aurait peut-être eu lieu bien avant... Pour la santé morale et psychique des deux partis ? Pas plus sur...

En fait, ce qui est vicieux dans un système, c'est l'abus. Dans quel sens (vers l'entreprise ou vers l'employé) l'abus va-t-il être pensé ?Je me rends compte que choisir entre gauche et droite, c'est choisir le sens de cet abus potentiel... Tout système, sans abus, est valable. C'est à l'exercice de l'abus qu'une théorie doit être "travaillée". Il faut donc en étudier avant tout les effets pervers, car c'est vers eux que l'on se dirige toujours...

Tirer la théorie vers sa limite, vers son versant le plus négatif, est essentiel dans tout choix.

Le sens-commentaire du week-end dernier

On ne dit pas vorace, mais ta race, ma mère.

C'est l'hallu finale.

Une vision d'erreur.

Une erreur de frappe à dingue.

jeudi 5 novembre 2009

Synesthète des mots

Les mots ne font pas sens pour moi en eux-mêmes... Dire "mon amour" a aussi peu de sens que "sel ou poivre"...

Les mots sont pour moi des outils de la vie quotidienne jusqu'à ce qu'on les fasse vivre dans une situation. Et alors, seulement, ils s'illuminent, ils prennent une existence propre, une existence non dans un signifié que tout le monde partage, mais dans la connivence d'une situation vécue avec quelqu'un. Les mots sont alors attachés à cette situation, imprégnés de ce vécu. Ces mots seront comme une clé d'entrée vers un autre univers. En Chine, un seul pictogramme peut représenter un mot. Dans mon pays, une seul mot peut contenir toute une scène.

"Mon amour" n'est plus alors le sobriquet mignon que tout le monde y voit, il devient la scène même avec toutes ses évocations et son ambiance, il n'est qu'entre deux personnes... Nous ne sommes plus alors les esclaves du langage, mais bien les maîtres, je réinvente le langage pour l'occasion en y glissant un nouveau sens, en lui ajoutant du corps et l'expérience du vécu.

Et quel bonheur que de parler en double sens permanent : un sens pour le tout venant, l'autre sens pour la personne, uniquement... Insolente et fière, je suis le faiseur d'une deuxième réalité parallèle et inaccessible à qui ne sait pas...

Allez, viens, nous avons Notre dico à construire...

NB : travailler sur l'aspect sacré du langage. Détourner le sens des mots, le réinventer, le trodre à son image suppose la "désacralisation" du langage (le sacré étant entendu comme ce qui ne peut être remis en cause).

mercredi 4 novembre 2009

Les cris de l'oral

Pourquoi est-il si difficile d'exprimer le sentiment vrai et pur à l'oral sans ironie ? Pourquoi toute oralité détruit d'un coup la beauté d'une parole ? Pourquoi l'écrit, au contraire, est-il le seul à retranscrire fidèlement le sentiment, sans éprouver de honte ? L'écrit est pour moi le seul endroit de ma vérité. Voilà pourquoi écrire est sans doute si essentiel pour moi.

Il me reste toujours ce roman à écrire d'une relation muette entre un homme et une femme. Une relation qui ne s'exprime qu'à travers l'écrit et le corps. Une relation droit dans les yeux, droit au but, droit dans ses bottes. Parler au coeur directement.

dimanche 25 octobre 2009

Une chanson courageuse : c'est pas marqué dans les livres

Script : Je le contemple m'aimer. Il me regarde avec le visage de l'amour, ce visage qui croit infiniment. Je me sens très loin de l'image qu'il projette, mais il nous porte pour deux. Je l'envie, parfois, de ressentir cela, j'aimerais lui voler sa place quelques instants pour sentir aussi fort qu'il ne semble sentir. Il veut me voir, telle que je suis, je détourne le regard.

J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.

Ton r'gard me déshabille,
Ton r'gard me démaquille,
Tu me cherches, je te trouve,
Je m'esquive, tu t'découvres.
Je me dérobe à tes yeux,
Je me cache de mon mieux,
Ton désir me transperce,
Me déchire, me renverse.

J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.

Ton regard se pose,
Me transpose, et moi j'ose,
Ton regard me mue,
Je suis belle enfin nue.
Tu ordonnes le silence,
Et me donne la cadence,
A me voir et me croire,
J'te vois dans mon miroir.

J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.

Ton regard d'amoureux
Me soutient pour deux,
Ton regard si sérieux
Me fait croire que j'peux,
Ton regard si solide
M'adoucit, me débride,
Ton regard m'ensorcelle,
M'épanouit, me révèle.

J'te contemple m'adorer,
Le regard étonnée,
T'as le masque de l'amour,
Cette cécité d'un jour.

vendredi 16 octobre 2009

Le sans-commentaire du week-end

La vie est un conte défait. Elle peut être encore un compte défait ou même un comte des fées...
Mais elle est pour moi en ce moment un conte, de fait.

mercredi 14 octobre 2009

lundi 12 octobre 2009

Business

Nouvelle gamme de produits légo technique à inventer: la gamme "génie de l'histoire", avec la pascaline, la caméra des frères lumières et toutes les inventions mécaniques.

Plaisirs d'amour

C'est bien connu, septembre et octobre sont les saisons d'amour de l'être humain: les gonades sont alors gorgées de soleil. Ajoutez à cela les effets des hormones de la femme trentenaire, vous obtenez le coktail explosif du "je t'aime plus que tout, mon amour".

vendredi 2 octobre 2009

Du politique dans l'entreprise, du politique tout court, d'ailleurs

On appelle "politique", le moment où la loi n'est plus respectée... et n'est plus affaire que de rapports instinctifs et humains par delà les lois édictées par tous.

Psy-cas-analyse

Je me demande comment l'on regardera la psychanalyse dans 500 ans... Sans doute, comme les premières mythologies qui auront permis de lancer la recherche scientifique sur le cerveau. Peut-être que nos descendants seront outrés par notre obscuratisme ? Ceci est un message qui leur est destiné : désolée, moi aussi, je m'amuse de notre "jeunesse", mais je la trouve belle, aussi, et surtout, je ne la juge pas.

dimanche 20 septembre 2009

Deux mondes

L'entrée en politique est la chose la plus sociale du monde et la plus bourgeoise. L'existence sociale n’existe qu’à travers un engagement pour une valeur, un parti, une communauté. Mais très peu de gens ont la chance d’appartenir à une "société". Les autres, vivent, mangent, pètent et dorment.

Drogue dure et sexe mou ?

Le sexe est une drogue légale, une de ses drogues sans contre-indication. Pourquoi l'excès est-il impossible en matière de sexe ?

Et pourquoi la drogue est-elle néfaste alors ?

Et qu'est-ce que l'accoutumance ? Est-elle grave ? Pourquoi ne l'est-elle pas alors dans le cas du sexe ?

Je m'interroge...

Le sans-commentaire du week-end

Les philosophes sont aussi éloignés du terrain, que les DG de leur entreprise, que les politiques de leurs citoyens, que les professeurs de leurs élèves…

Le sans commentaire du week-end

Il est nécessaire d'avoir du pouvoir.
Pour l'utiliser de manière saine, pour le diriger vers le bien.
Tu as seul cette force au fond de toi.

dimanche 9 août 2009

Le sans commentaire du week-end,

La phrase incompréhensible est un devoir de philosophe et il faut être perçu comme un intello pour avoir le droit de sortir des phrases incompréhensibles.

samedi 8 août 2009

Exister, c'est prendre de l'espace. Exister le plus possible, c'est prendre le plus d'espace possible.

Exister, c'est prendre le plus d'espace possible, conquérir, influencer. Plus tu influences et plus tu arraisonnes ton environnement, plus tu trouves du sens à la vie. Le sens est dans le changement que tu opères sur ton environnement, le sens est donc dans le fait d'exister en soi. Bref, projette l'espace que tu vas prendre, l'influence que tu vas pouvoir avoir dans tel ou tel projet.

mardi 28 juillet 2009

Sans commentaire

« Un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça
démissionne ».

Jean-Pierre Chevènement

Tout doit pouvoir être questionné

Comment définir le sacré ?
Il est ce que l'on ne peut se permettre de questionner... Il est une source de pouvoir et d'autorité infinie, voilà pourquoi le sentiment associé au sacré me fait peur.

lundi 27 juillet 2009

Le sens du commerce à l'heure du gratuit...?

Un business model à garder en tête :

J'écoutais un reportage sur la vie de Tapie, ses gros coups, son sens du commerce, son attirance pour la politique, sa rencontre avec Mitterand...

Et comme toujours, ce qui m'intéresse est la jeunesse de ces hommes "exposés". Vendeur hors pair, il réussissait à vendre des téléviseurs comme personne dès tout jeune.

Alors comment? Et bien, en laissant la télé quelques temps gratuitement chez les personnes. Lorsqu'il revenait voir ces gens, ils voulaient évidemment la garder.

Prenons maintenant l'analogie: deezer est absolument gratuit; je m'habitue à son service. Le fait est qu'aujourd'hui deezer fait parti de mon quotidien, qu'il est rentré dans mes moeurs et que j'aurais du mal à m'en séparer. Et s'il devient payant?

Doodle fonctionne aussi ainsi avec un produit d'appel gratuit et des fonctionnalités très intéressantes payantes...

Voilà donc ce qu'il me reste à faire!

dimanche 26 juillet 2009

A quoi ça sert l'amour ? On raconte toujours Des histoires insensées. A quoi ça sert d'aimer ?

L'amour supposerait-il la faiblesse? Ou le manque?
Je m'ouvre à l'autre alors que je suis fragilisée. Est-ce cela, la clé de l'amour? Se rendre compte qu'on n'est pas tout, tout seul, et que la volonté d'autosubsistance est illusoire?

Faire tomber le masque de l'omnipotence et de l'indépendance à tout craint. Je ne m'autosuffis pas, et l'autre est ce moyen de m'aider à satisfaire mes besoins. Mais cette vision utilitariste de l'autre m'effraie... Alors?

Verlan étendu

Après un apéro à Opéra, j'ai compris que les prix cons à tout prix, ca craint (voire à tout craint, ca prie).

mardi 7 juillet 2009

Deviens qui tu es

Les gens qui nous attirent ne nous attirent pas par hasard.
Ils sont notre avenir ou notre volonté d'avenir : ils sont notre "deviens qui tu es".
Ils sont ce que, tout au fond de nous-même et de notre instinct, nous sommes persuadés d'être.
Ils sont, tout au fond de nous-même et de notre raison d'être, celui que nous devons réveler.

Un maçon me racontait que chaque être humain était une guitare à cordes et que chaque corde ne pouvait être pincée et découverte que par l'autre en face. Je garde cette image en tête.

mercredi 13 mai 2009

Beautés de la pudeur

Les histoires que l'on garde pour nous, par pudeur ou par peur de la convenance, sont souvent les plus belles. L'essentiel est dans ce qu'on ne peut communiquer...

dimanche 3 mai 2009

Le sans commentaire du week-end

Point n'est besoin de penser, il suffit d'être heureux.

La pensée n'est qu'un palliatif du cerveau afin de compenser les trop importants défauts de l'environnement.

vendredi 24 avril 2009

Du sentiment

Le sentiment se loge dans tous les micro décalages par rapport à une normalité objective (la normalité objective pouvant être définie comme un construit partagé au sein d'un groupe)

Ce que les artistes voient et sentent, ce sont ces micro décalages: ils résonnent en eux comme des dissonnances, ils n'entendent que cela, le décalage. Ils ont envie de crier aux autres humains, "mais vous ne voyez donc pas?". Ils sentent fort ces nuances, qui paraitraient à chacun être identiques.

Cette nuance tenue, comme je l'aime... Elle se cache à ceux qui ne le méritent pas et s'ouvre, béante, aux "ouverts d'esprit".

Impro

Chaque fois que je vais voir un spectacle d'improvisation, j'ai toujours un sentiment de malaise. J'y retrouve les instincts les plus bas, les réflexes instinctifs animaux de domination. Les relations qui se tissent au sein d'un sketch d'improvisation sont impregnés de volonté de pouvoir.

Et l'on y voit des animaux blessés.

Qui cherchent leurs mots, quand d'autres piaffent et hénissent pour voler la parole. La parole, c'est la nourriture, et elle doit être meilleure que celle de son voisin : vendre sa sauce à tout prix.

Démago, au fond, c'est ce qui marche toujours. Ne pas ajouter d'intelligence, juste choisir le plaisant, l'aimable, le léger. Journaliste un peu, journaleux tête de noeud beaucoup.

La formule choc. Qui emporte avec elle la nuance et la politesse.

Et une fois que le jeu est lancé, impossible de faire machine arrière. Dans ce combat d'ego, les vainqueurs sont désignés dans les premiers temps. Les positionnements resteront similaires si aucun acteur nouveau n'entre en jeu.

Gagner, investir, conquérir, prendre la parole, imposer, oui, l'improvisation est bien l'endroit de l'instinct.

Le sans commentaire du week-end

On s'est mis les poings sur les i.

Une vie de pétasse...

Voilà une autre des vies que je n'ai pas eu. La faute à la contingence. Rien n'est écrit, tout est hasard. Ils se séparèrent sur un coup de temps, par manque de tête. Et ils écrivirent sans le vouloir la vie d'une petite fille. La faute à la contingence. Des choses se firent, elles auraient pu être autres, l'effet papillon.

Alors elle aurait été tout autre.

La maîtrise de la vie est une illusion, tout est hasard. Et quand bien même on voudrait la contraindre par des lois, elle se rirait de vous, cette vie. Et au fond, j'aime cette ironie, cette liberté de la vie, qui nous emmène aux endroits que l'on avait le moins prévus...

Pense-bête: ne pas oublier d'étudier le comportement de jumeaux en milieux différents.

samedi 4 avril 2009

Le sans commentaire du week-end

J'aurais aimé trouvé ma Gala comme Dali.

dimanche 29 mars 2009

Le sans commentaire du week-end

Une relation gratuite, ca n'a pas de prix.

Le sans commentaire du week-end

Un intellectuel qui fréquente les bas fonds de la société devient un artiste, un con qui fréquente la haute devient un bureaucrate.

Le sans commentaire du week-end

Il faut une raison pour investir la vie.

Je de maux à slamer

  • Damné en année
  • Barrate à fric
  • Relation textuelle
  • Décoder à pleines tunes
  • Sexualité sociale
  • Tête de litote
  • Broyer du blanc
  • Réflexe conditionnel
  • Rêve général
  • Rentrer dans le dard

lundi 23 mars 2009

Second degré

Je n'ai jamais réussi à articuler mon avis propre avec celui inculqué par les grands babouins dominants... I can't think the way I'm designed to. C'est plus fort que moi, Sorry. And bye.

De l'éducation

Je ne savais pas que la propagande existait encore. Je me suis rendue compte que les actuelles séries qui "cartonnent" sont absolument des propagandes. Car qu'est-elle, cette propagande, hormis la diffusion d'un modèle standard à appliquer?

Je les aime, là n'est pas le soucis, elles pansent blessures et soucis comme sucreries ou vêtements. Des anxiolytiques au même titre que l'alcool. Elles pansent nos blessures autant qu'elles pensent le monde tel qu'il devrait être: sucré et acide.

Au delà d'un débat qui semble incongru, à partir de quand peut-on parler de propagande? Et quand est-elle ressentie comme telle? Une vraie question de fond... Il faudrait y revenir dans une autre vie.

mardi 17 mars 2009

Structure à liste

Voilà pourquoi je cherche tant la structure, la logique en toute chose, la mathématisation: il s'agit de ma propre recherche interne projetée sur le monde. A défaut de trouver la structure en moi, je la cherche comme personne en dehors.

mardi 10 mars 2009

Hypothèses sur l'émotion

Démonstration du jour: l'émotion serait une conséquence de l'incompétence du cerveau à traiter un trop grand nombre d'informations. Au fond de l'émotion, se loge aussi le choix qui est peut-être LA définition de l'humain.

Partons de la théorie de l'homme machine de Descartes, qui évacue toute problématique émotionnelle. Elle est une pure abstraction de l'être humain, mais elle peut être intéressante à plusieurs égards.

Partons de l'ordinateur, si vous le voulez bien: l'ordinateur prend un décision suite à une programmation, il arbitre entre plusieurs paramètres pré-enregistrés la solution la plus adaptée. Pour l'expérience 1, imaginons qu'il arbitre son choix en se fondant sur les paramètres nommés "a", "c", "d", "f". La réponse donnée est A.

Refaisons cette même expérience, en changeant les paramètres pré-enregistrés. Pour l'expérience 2, nous choisissons d'avoir les paramètres "b", "c", "e", "f", "g". La décision prise est alors B.

Troisième expérience: nous regroupons les paramètres de l'expérience 1 et de l'expérience 2. La décision sera prise à partir des éléments "a", "b", "c", "d", "e", "f", "g". La décision est A.

Enfin, nous ajoutons une contrainte, une limite intellectuelle à l'ordinateur : l'ordinateur ne peut traiter que 5 paramètres en même temps. Le choix de ces paramètres a un impact fort sur la décision prise, puisque selon les paramètres choisis, on pourra tomber sur la décision A ou B.
Il s'agit là d'un conflit. Et c'est de ce conflit irrésolu que naît l'émotion.

Car comment va-t-il choisir parmi ces paramètres? Sur quels critères, va-t-il se fonder pour choisir les paramètres pertinents? Le temps lui est compté, il ne pourra pas tout analyser consciencieusement: il doit choisir. Choisir à partir de situations déjà connus... Travailler par analogie.

Une des capacités de l'être humain est alors la capacité à abstraire et à fonctionner par analogie (on rapproche la situation d'une situation similaire déjà vécue; cela suppose d'accepter une non-identité absolue), à remarquer les différences et les ressemblances, à computer le nombre de ressemblances et de différences pour élaborer des catégories. Les tests de QI ne font que ca: mesurer la capacité du candidat à identifier la ressemblance ou la différence.

C'est le choix qui fait l'être humain, ce choix obligatoire, parce que l'être humain ne peut pas tout engranger, parce qu'il est limité dans le temps et dans ses compétences. C'est le choix et la capacité à faire des analogies. Et c'est à cet endroit même que se loge l'émotion: le choix fondé sur la capacité d'analogie.

La volonté d'exhaustivité serait une soif de non-émotion. Ne pas vouloir choisir, c'est renoncer à son humanité.

Il y a des choses dans ce texte, beaucoup de choses à creuser pour le fluidifier, l'éclaircir, mais je sens une vérité profonde mais confuse qui s'en dégage: je le sens à défaut de le calculer. Parce que je suis humaine...

Hypothèses sur l'objectivité

A la recherche d'une définition de l'objectivité et de l'émotion, ce soir.

L'objectivité n'existe pas en soi. Elle est un rêve cartésien qui oublie l'être, le regard, la subjectivité de ce regard, qui influe sur la scène même qu'il regarde. Pour autant, est-ce crier à la fin de l'objectivité et renoncer à une vérité absolue. Il n'y aurait plus qu'une vérité subjective? Ce serait dire que tout est permis, pas de règle? Une défaite pour la pensée...

Mais une idée nouvelle me vient aujourd'hui: l'objectivité serait logé à l'épicentre de plusieurs subjectivités, à l'intersection de plusieurs consciences, mais sans jamais adhérer parfaitement à une conscience unique; d'où une vérité que l'on approche sans jamais l'appréhender totalement, fuyante tout autant que proche. Elle se dérobe quand elle se donne, disparaît au moment où l'on croit l'avoir.

L'objectivité serait pris dans la somme de toutes ces consciences (comme la beauté d'un visage, qui ne serait qu'une synthèse de tous les visages rencontrés dans notre jeunesse, selon des scientifiques)... Elle serait au centre de ces consciences. Et s'il s'agissait d'un barycentre? (j'entends par là un système à pondération, ce qui change absolument la donne)